"un livre sur rien, un livre sans attache extérieure, qui se tiendrait de lui-même par la seule force interne de son style" G. Flaubert
J'ai perdu cette fille de Barcelone, Ksenia, une russe qui habite à Munich, qui a un peu trop de pulpe aux lèvres et des aréoles larges qui marquent sous cette soie sauvage rouge vif et des seins lourds. She must be very gorgeous. Dernier étage du W de...
Chalet isolé par les masses de neige de février, soleil chaud depuis ce matin. Grandes planches de bois horizontale dans ce grand chalet-double avec comme un patio japonais entre les deux. Le bois noircis du grand air. Fourbus des descentes du Mont-Fort...
La chambre est blanche. C'est un appartement. Une ville européenne, immeuble récent, décor design et minimal, un bras de fleuve très vert en contrebas. Tu ouvres, il fait chaud, ça brille un peu entre tes seins d'Orient et d'Espagne humides. C'est pour...
Tu as marché aujourd'hui ruisselante de pluie le long d’Alaskan Way jusque vers l'embarcadère pour Bainbridge. Tes jambes luisantes d'eau et tes seins durcis au lin à petits motifs qui te colle. Plus personne dehors et tu savoures la pluie qui t’ajuste...
Encore si chaud la nuit sur la terrasse de la suite dévorée de bougainvilliers. Le léger déplacement de la balancelle épaissie de peinture blanche. Des coussins de velours mauves et or. Tu es vautrée sur le ventre, acoudée au dossier. Tu plonges vers...
Je regarde le sms: T'es perdu? ;-) chambre 7. On me l'indique, je monte, je frappe, tu viens ouvrir. Tu as mis une robe grise avec les seins libres. Je vois ton visage. Notre gourmandise. Il y a tout le sexe là disponible et comme à la fois gonflé, amolli...
s’éloigner d’une conférence regagner cette chambre sous un prétexte l’air chaud par les voilages les grands cactus et la baignoire sur la terrasse privé face aux rocs immenses du désert rouge d’Arizona un frôlement qui se prolonge en entrant de cette...
Fuir Boston vers les lacs de l’intérieur. Parler de tout. Ne pas décrocher. Prendre la chambre, tirer les rideaux sur le lac sombre. Et puis les voilages, le silence, se rapprocher. Cet effarement. Je regarde ses yeux. Je vois soudain toute la gène qui...
Parler de tout et de rien avec un peu d'émotion dans la voix et la peau. Comme des petites moiteurs qui montent aux mains, au visage... La grille, le code, la porte, l'ascenseur... Juste très proche, ton souffle qui appréhende, mais rien, je parle doucement,...
C’est un village de pierre rassemblé en hôtellerie. La saison est passée. Les guerres en éloignent un moment les voyageurs. On nous a donné la maison 9. Une petite suite avec hammam privatif. Il y a une terrasse qui domine l’oued et des hauts palmiers...
Tu vas, tu viens, tu t'engloutis au hammam, tu refiles vers la médina, tu passes des heures chez Dar Moha et Demeures d'Orient dis-tu ou au Comptoir Darna, tu reviens épuisée, ce matin avec l'odeur sirupeuse d'un savon gras d'Alep, plus tard avec un huileux...
du pouce j'écarte un peu la mafflure la petite ride mauve ou bistre et ces poils comme une touffe de crins en désordre le bois de la chambre les carrelages et les voilages les moiteurs fortes de la remonté du bazar et de l’île des Princes vers le quartier...
Il pleut, c’est souvent le soir. La mer est grise. Les essuie-glaces dans la nuit. Je me repasse les images. Les pneus qui glissent sur le marbre et les grandes colonnades protégées. Gigantisme vide des halls, des lustres, des balustrades. Les herses...
la mousse un peu au ras comme un nimbe de chaleur une ombre d'invisible voussure mouillée et ruisselant par endroit le longs des échines et des aines sous les plis des mollesses qui bougent que tu regardes qui entre et sort avec lenteur et délicatesse...
La peau chaude et amollie par la douche, je remonte le couloir. L 'argent un peu frappé de la cafetière laissée et le plateau, les petites viennoiseries reparties . Et tu es là, surprise, hésitante. Fière et gênée. J'approche. Je mets la main que tu retiens...
Il y a eu ces derniers jours de redoux. Les chaleurs qui rendent un peu d'humidité à l'onctuosité de la peau. Il n'y a aucune énigme, aucune attente, simplement la pulpe et cyprine qui collent les robes légères. J'ai passé ma vie à simplement peindre...
Vers minuit, tu descends en t'aidant des mains le long des rochers. Les lichens qui accrochent aux mains et des aiguilles de pins qui collent aux pieds. Doucement, comme à quatre pattes pour ne pas glisser. Les bouts des seins drus saisis par la nuit....
Je le pose. Je te sens absente ou ouverte ou offerte. Tu as arraché cette journée. Tu la veux. Et tout est si compliqué, le plaisir si loin pour toi ces années. Tu n’attends pas d’orgasme. Jamais la première fois. Tu veux juste cet abandon. Ce premier...
Des huiles et des sels bulgari au citron vert. Les hublots des Bains sur la mer hors saison. Répendue sur les draps défaits. Rien ne passe de la circulation des yachts dans le port en contre-bas. La langue est un muscle qui se travaille. Se fatigue. Se...
Elle me retrouvait le soir après avoir couché les enfants dont elle s'occupait. Elle était très jeune. Ce bel age ou le corps est devenu plein, la taille adulte, la croupe qui a ouvert les hanches, les seins gonflés avec l'aréole tendue et tirée de fines...
La grosse masse blanche. Il y a la main. L’œil et le regard. J’aime la masse gélatineuse. Nous avons froid. J’ai baissé ton djinn dans la neige et tu t’appuies sur le mur de la chapelle, vers la crique Ensenada Zaratiegui avec les vues sur le Canal de...
Tu es accroupie en œuf sur le lit. Tes genoux au menton que tu serres de tes deux bras. Tu te recroquevilles. Ta robe de soie fait des plis et se chiffonne, remonte un peu trop par endroit. Je vois tes longs et fins cheveux noirs. On entend la circulation...
Un trou rouge que nul organe ne comble. Remontés des Bains d’Orient de Louise et du Comte Palffy après les chocolats épais Café Gerbeaud. Dilatée d’abandon. Plus même d’orgasmes dans cet étalement du désir et de l’attente. Je lisse des doigts tout le...
Il est une heure du matin, tu as ta robe façon soie noire et tes talons aiguilles qui te laissent les pieds en contusions. Tu as les cheveux par mèches et de la sueur sur tes seins ouverts dans l’échancrure carrée avec ce petit grain doux sur le bombement...
La lumière est bleue comme en pleine nuit d’été. Il fait 5° au-dessous de zéro. Il y a des bruits assourdis et secs et des peaux épaisses qui tapissent le mur au dos du lit comme un autel de glace. Des torchères de fonte en cône brûlent aux deux colonnes...