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  • : Cyprine Palace
  • : "un livre sur rien, un livre sans attache extérieure, qui se tiendrait de lui-même par la seule force interne de son style" G. Flaubert
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15 janvier 2022 6 15 /01 /janvier /2022 20:29

Il fait nuit. Le quai est écrasé de la lumière trop blanche des néons. Tu as récupéré un train dans le grand hub de l’aéroport où tu as atterri vers quinze heure. Plus grand monde dans ce train de province le soir en semaine. A un moment je te vois, tu es descendue d’un des wagons de tête là-bas dans la lumière blanche. Un long manteau gris, et les longs cheveux noirs. Peut-être sept ans déjà, mais pas d’hésitation. Tu me vois et tu tires une petite valise noire, KG. Nous sommes dans la voiture qui nous conduit dans une campagne noire, il y a sans doute maintenant de grands bois que nous traversons. Tu souris, tu regardes la route, à un moment je mets ma main sur ton ventre. A un moment tu y mets la tienne. En ville il y a peu de lumière. C’est l’hiver. Pas de night live dans ce quartier. Les pierres très noires d’un ancien bâtiment épargné par les guerres. Nous sommes dans la chambre, une sorte de salon comme suite. J’ai un doute sur le lieu. Les volets sont fermés. Des lourds rideaux de velours bleus gris sont tirés. Ta valise est là debout à l’entrée de cette chambre. La dernière fois, c’était l’entresol d’un restaurant avec du jazz et tu avais renoncé. On a échangé ces quelques messages, très vite une date, et tu es là. Je mets ma main sur les cinq doigts de ta main ouverte, les yeux rivés l’un dans l’autre. Tes yeux si noirs, comme réfléchissant l’opacité de tout. Tu ne dis rien et tu souris comme de volupté et d’assentiment. Toutes ces années. Ton mari, son départ, les deux enfants, et les doigts qui jouent un peu et tu souris. Tu es plus grande, commences à me poser des questions. Je repousse un peu ta main, et tu te déséquilibres et tombes assise dans ce fauteuil damassé de vert. Les jambes écarts dans ton jean et je mets ma bouche et mord un peu dans ce pli de jean à ta vulve que je ne connais pas. Pourquoi se retrouver soudain dans cette chambre ? Je cherche ton regard et ce que tu cherches ce que tu fuis, les vies que tu souhaitais, ce qui ne s'est pas fait, ce qui serait encore possible, comment cet abandon juste pour deux jours. Je lève un peu le chemisier et détache le bouton du jean, il y a la culotte qui apparait, tu dis should we have a drink ? Je défais la braguette, je tire un peu le jean qui se dégage de la croupe, ta culotte de soie noir et je lèche la culotte en te regardant comme repensant à ta vie française qui n’a pas eu lieu. Nothing happens in your life by accident as-tu écrit. Il y a peu de bruit dehors, une seule lampe dans la chambre. Est-ce que tu fermes les yeux, je remonte les mains sous ton chemisier et gobe la chaleur de tes seins mous et doux. Tu soupires un peu et murmures mon prénom, tu appuies sur ma tête pour que je serre plus ta vulve, ton sexe, ta faim après tout ce temps perdu. Tu lèves un peu la croupe et je mets le jean aux chevilles, tu as une jambe qui se dégage pour ouvrir grand ton origine, je descends aussi la culotte et la lumière du monde éclate dans ta vulve tapissée de ton poils noirs taillés ras et le débordement rouge ruisselant de tes replis de lèvres et nymphes et déjà la luisance des cyprines. Tu as la grande vulve défaite et vorace des mères et je plonge comme dans des gorges d’eau chaudes et épaisses. Tu appuies pour que mon groin frotte fort le haut de porcelaine. Que la langue titille ce petit chiffon rose. Tu te calles en arrière dans le fauteuil en écartant encore jusqu’à la douleur cette vulve que tu m’écrases sur le visage. Tu as des coups de croupe, tu geins à mesure que ma langue fait des ronds lents et appuyés sur de la nacre. Tu astiques encore et encore et tu cherches comme ce fluide qui résiste, qui au bord de, qui se retient. Tes ongles griffes mon cranes au sang dans mes cheveux. Tu râles, ta plainte est difficile, devient rauque, tu agites ma tête dans ton trou et tu pleures et tu dis des choses dans ta langue que je ne comprends pas, tu te bas contre le monde, tu es pleine de reproches il semble, tu rages, et je te lèche et te pourlèche, et je te plie, et te déplie et te chiffonne, tu ruisselles de cyprine qui me couvre le visage, je n’ai plus que le monde rouge de toutes tes lèvres. J’ai les mains maintenant que j’agrippe à tes hanche, à ta grande croupe de la reproduction. Tant j’aime lécher et manger ta vulve de jument noire. Et tu te cabres quasi pour aller chercher toujours cette décharge qui fuit, revient, qui est là, qui est là, qui au bord juste, qui est imminente, qui monte dans toute la transe du corps, qui dresse tes seins, de la bave à ta bouche, tous le maquillage défait de tes sanglots effondrés… et soudain qui irise tout ton corps immense tordu d’éclats et de giclements de cyprine, comme un cri de douleur et de larme d’effroi succombée, un cri déchirant dans la pièce qui résonne dans le vide avec des apnées de silence, de suffocation, comme un orgasme venu du fond des âges et de l’espèce, la sueur qui t’inonde et les répliques qui secouent encore ton corps de grande femelle lourde et tu gardes la boule de ma tête au chaud au fond de ton trou, en sanglots et sueur encore pour longtemps.

Ce que nous allons désormais reprendre.

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19 mai 2019 7 19 /05 /mai /2019 22:25

La porte du taxi s'est refermée avec le bruit sourd des berlines. A peine as-tu eu le temps de passer le portillon déverrouillé et remonter l'allée entre les massifs des grands azalées, que ce déluge des averses d’août est parvenu à te tremper. Malgré cette petite course dans le jardin, tu es là appuyée à un des piliers de bois de la véranda, essoufflée, tu es ruisselante avec cette légère robe bleue nuit qui colle partout à la peau juste noire. Tu brilles sous la pluie dans cette lumière basse d’orage.

Il fait presque nuit, tant ces averses en continue ont fait le ciel sombre des pluies tropicales. Tu arrives à peine de ce colloque sur les femmes et la tech. Je te découvre avec le martellement des gouttes sur cet auvent ouvert sur le jardin. Je devine les tétons bandés qui percent sous le coton trempé. Je saisis une photo de cet instant et tu protestes. A l’abri des regards dans cette villa protégée de hauts murs. Ton visage aussi est mouillé, et tes mains, veux-tu t’essuyer ? Ou te sécher ? Défaire tes vêtements et les disposés sur les meubles de teck et bambous de la véranda de l‘executive suite ? Le grain de la peau tendu un peu et resserré par la pluie, un velours très noir avec des striures un peu plus foncé à l’aisselle glabre quand tu lèves le bras comme pour protéger ton visage et que je viens précisément te lécher cette moiteur préservée sous le bras parce que tu as couru et en guise d’accueil. Tu me prends par le dos et me serres et ma chemise se mouille de ton eau. L’averse ne cesse pas et les cris de toucans et crapauds s’y mélangent. L'équilibre ne tient pas et nous descendons quelques marches pour buter sur une volige et tomber l’un sur l’autre emmêlés avec un rire effaré dans l'allée devenue torrent de boue du jardin. Nous restons là hagards toi sur le dos et moi le visage sur ton rire et les lèvres qui attendent. Je défais les boutons de ta robe et laisse apparaître les dentelles de ce linge noire sur tes seins noirs et je mets ma langue pour fouiller le fond de ta bouche. Il y a encore du désir qui nous mange et nous fait tenir. Une sorte de voracité à découvrir de l'intimité qui se désarme. Tu attaques la boucle de ma ceinture et le bouton du jean, la bouche pleine d’une gourme douce qui nous retient dans la mollesse de la boue rouge et je gobe la large aréole noire répandues par le soutien-gorge que je détache que tu dégages ma croupe des vêtements et serres dans une main mon sexe chaud. Je lèche et suçonne et aspire ton huile de peau et glisse ma main sous des chiffons de boue dans la raie des fesses pour trouver le nœud de plis de ton anus. Nous roulons à nouveau comme deux petits pachydermes de fange ruisselant de terre laissant des habits et de plus en plus nus quand tu pivotes pour me saisir le gland à pleine bouche en m'écrasant ta large vulve de visque pour que j’en soigne les soies roses et les commissures d'orgasmes... La palissade de bambous et palmiers qui nous protège de tout regard dans ce palace vide et hors saison. Je suis là répandu sous cette pluie chaude, étouffé par ta large croupe qui me chevauche. Je gobe des bouts de nymphes que je mâchonne, que je voudrais mordre. Tes ongles me taillent au sang mes cuisses que tu écartes en suçant lentement jusqu'à la luette et aux claire ma verge congestionnée de turge. Cette boursoufflure incongrue à ma merci que je mange et lèche, je m’ouvre de toutes mes viandes et je me veux laisser envahir comme quand l’eau des jets des bassins des débordements de piscines me lavent et m’étouffent, je sens combien je baille à tout fuir en empalant ton gland de mauve et froissi de calotte jusqu’à la glotte, je m’étouffe de toi et ruisselle de larme à l’engorgemement de tout et je sens que je te pisse à plein jet sur le visage et le redoublement de pluie et le goût doux de la peau d’homme, de ta bite rose et mauve de ton sexe blanc à la mollesse de notre corps dans ma bouche dont je sais les tressauts de tes contractions, de cet afflux de sang et de cette visque blanche qui te monte à la vue à mesure que j’étouffe de mes cuisses écarts toutes possibles respirations de ton visage, je te chevauche avec rudeur à quelques centaine de mètre des sables des plages de Labadi et du golfe de Guinée. Je prends appui sur la velure blonde de tes cuisse à m épuiser sur ta verge jusqu’à ce que tu me jouisse dans la bouche avec ton goût chaud d’huitres acres et de lait épais, que je suce jusqu’à en aspirer du sang, ou que le pourlèche de la peau de flètre du prépuce, la langue que j’essaie d’immiscer dans ton urètre, lentement comme une glace rose, comme une sucette ronde et collante alors que je réajuste ma vulve dévastée sur le nez, tes yeux, ta bouche, que tu me lèches mieux, que tu m’oignes, le bouton de clit, que tu me fasses du bien, que tu me fasses mon bien, que tu me fasses toute la douceur du monde dans ma viande quand je vais et viens de ta hampe, tout l’aplat de ta langue qui me doit les fouilles douces que je fonds des glaires de cyprine rincée de l’averse qui redouble alors que je te prends plus bas les bourses, les glands, la peau vieille de fripe et comme une dinde et des poils épars et que tu relèves un peu et que j’approche ma langue et mes doigts qui passent et repassent sur ton trou d’homme, que je te lisse, je me lèche un peu les doigts, et je mets l’index, et l’index et le majeur, que je tourne, il faut que tu continues, que tu me lèches mieux, que je monte, que je m’effraie, et je passe quatre doigts, que je pousse, que je sorte, les doigts, que je rentre les doigts, que je te fatigue les bourrelets de mauve, que je tende et épuise, que je te défasse de serrement et contractions, ma main qui rentre, qui sort, huileuse de visque, le sphincter qui ne sait plus se fermer, de bâillement de rouge, de rose, je te fiste, te défonce pour que tu me lèches encore, tu ahanes à chaque coup que je te mets dans le cul béant et je te reprends la verge jusqu’à l’étranglement, tout est en tension de muscles et de sexe excessives, et puis tout bascule de déséquilibre, on tourne dans l’herbe dur, la boue de la terre, hagard, je me relève, défais ce qui reste de vêtement boueux, je t’étale nue dans l’herbe, je retire les tissus qui me colle, et je m’agenouille à ton chevet et je te lisse la peau et la bouche et les cheveux et le sexe noir que tu as mis glabre, tu souffles, regardes le ciel sombre allongée dans cette terre boueuse rouge et tu me regardes passer mes mains sur ton visage, les cheveux drus, tes mamelles étales que je viens bouger avec la langue et qui descend, fouille le nœud de lilith, descend encore à la commissure, dépiaute de mes doigts ton trésor de cristal rose, ton palace de lèvres noires et corail de vulnère. Je pose la bouche sur la bouche avec la voracité à nouveau tant attendue des langues qui se parlent, mon érection qui s’immisce dans ta vulve avec la lenteur du bonheur à ne plus attendre que maintenant la vie se passe. C’est le soir qui vient, il fait encore une chaleur d’Afrique. Il y a les clubs en cuir où marquent les fesses ruisselantes par la véranda ouverte de notre chambre. Il y a tous les bruits batraciens de la nuit qui vient, maculés des boues des herbes et insectes, tu me pousses et m’entraines par-delà le rideau des bosquets et luxures d’azalées dans le grand bassin qui dans le soir vient de prendre son éclairage de nuit turquoise et tu me bouscules dans l’eau en m’emportant avec toi et dans cette sorte de trouble d’eau sale, nous sommes en un instant propres et coulons dans la piscine déserte. Tu replonges et me suces sous l’eau jusqu’à perdre haleine et remontes au dernier souffle, je cherche des mains tes fentes et me glisses sans en laisser échapper la chaleur, tu te rapproches des bouches où tu poses ton anus que le jet puissant sodomise dans un hoquet qui t’éreinte, nous nageons lentement comme des prédateurs dans la nuit de l’orage qui s’est tu pour dérouiller tes belles jambes et les corps fourbus. Se fatiguer de nage nue dans la nuit à se suivre et se poursuivre et s’échapper jusqu’à céder un moment sur le débordement à mi-eau où allongée sur le ventre je t’approche à la traitre et m’accouple dans ton eau. Il ne faut plus que l’eau t’inonde et je rentre avec ruse sans laisser de fuite encombrer ton ventre et je m’installe dans le mouvement très lent, je me tiens à tes hanches à tes mamelles lourdes, je bute au fond de ce que je peux à chercher la fureur du vagin où je me déplace avec une lenteur de cétacée qui t’étouffe, l’hôtel se découpe et derrière les dessins de palmiers l’Atlantique de la corne n’attend rien. Nous remontrons demain vers Grand Bassam. Je te couvre comme les mammifères et l’eau laisse flotter ton immense croupe qu’occupe ma verge gonflée de sperme aux mouvements quasi imperceptibles pour que l’on tienne encore ce qu’il reste de bonheur et de la vie insouciante à laisser monter immobile le déferlement de jouissance qui nous met en pleur pour notre vie qui se défait.

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 15:52

C’est un village de pierre rassemblé en hôtellerie. La saison est passée. Les guerres en éloignent un moment les voyageurs. On nous a donné la maison 9. Une petite suite avec hammam privatif. Il y a une terrasse qui domine l’oued et des hauts palmiers de l’oasis. Nos bagages sont là, posés dans le couloir. Des rideaux sont tirés et les fenêtres ouvertes avec une pénombre chaude. Il y a une palle qui tourne au plafond et la climatisation est coupée. Tu as une robe brique légère avec un petit motif qui colle un peu et ajuste chaque forme. Elle est mouillée par endroit, à l’échine et à l’échancrure des aisselles tant la chaleur étouffe. Tu as la peau comme gonflée de torpeur, luisante de cette poussée mûre qui tend assez tous les tissus. Débordante à la fois et doucement molle aux masses lisses qui opulent contre des stretchs, élastiques, tissus de coton. Tu te mets pieds nus et t’appuies sur un fauteuil. Je m’approche. La température est un peu plus écrasante, à peine rafraîchie par un courant d’air qui bouge des voiles. Les pieds nus laissent une marque sur les lattes de bois de la chambre, et là, en léger décalé devant la fenêtre, se découpe dans le bois, le carré d’une trappe avec un gros anneau de fer forgé pour y fixer des chaînes ou en dégager l’ouverture. Il y a une réception le soir avec Rania dans les grandes voutes taillées de Petra. Nous sommes invités par Razan et Peter. Assez défaits et froissés par le voyage, la peau qui brille au visage et des mèches de cheveux en désordre… Je te regarde défaire ta robe que tu laisses inerte sur le lit, tu dégrafes le soutien-gorge qui dessine une marque rouge à l’attache et la culotte qui s’est un peu chiffonnée dans la raie et colle légèrement quand tu la descends et tu te retournes et tu me regardes. La première fois que je te revoie enfin nue après ces années. Tu me souris et comme un défit dans ton regard. Les seins lourds avec l’aréole dilatée par la chaleur ou le désir et qui brille, encore un peu de rouge et la peau qui marque les élastiques, le ventre un peu mou et très clair qui rayonne de son ovale parfait comme d’une Lilith d’origine sans nombril, et qui redescends vers ton pubis que tu as mis glabre et qui m’aspire. Se retenir. Tu suis mon regard avec cet éloignement qui nous a rendu si incertains et vulnérables. La peau qui bouge à peine au simple rythme du souffle. Les regards qui se tiennent. Qui se dévisagent. Je consomme soudain toute l’opulence engloutie de cette exhibition de mollesse, flaques, mamelles, lisérés de nymphes ruisselantes. Comme une offrande gonflée de vie pour monter et pulluler l’espèce. Il y a juste un pli qui fend le pubis si lisse qui suinte de sueur. Deux bourrelets de lèvres sans découpes qui dissimulent tous les froissis de la vulve. Il n’y a que le désir. Ne plus rien se dire de ces hautes gorges rouges où l’on se glisse comme entre des cuisses pour découvrir les encorbellements de ces tombes nabatéennes. Que je dévisage et qui me défait. Ce que je renonce à te dire juste saisi par l’opale doré du ventre pour mettre bas. Il y a des bougainvilliers qui courent dans les treillages de fer des moucharabiehs. Et dans la pénombre de la chambre c’est l’eau de rose qui monte des linges de bain et des draps… Je regarde tes mains qui me dessinent des parcours sur ta peau. Ce pubis épilé juste fendu et sans nymphes qui me fait bander. Exposée de nudité, les cheveux si noirs aux frisures tirées en un chignon de laque et de danseuse, nettoyée de toute autres pilosités hormis un trait noir de sourcils. Tu le vois et laisses ton doigt appuyant un peu cherchant l’humide. Tu lèves la trappe et descends les marches d’un escalier taillé dans la pierre et tu disparais dans l’ombre et une rumeur d’eau qui coule et de clepsydre. Je bande. Je défais et replis mes vêtements, j’enfile le peignoir fourni avec la chambre et descends pour te suivre. Les bruits d’eau et de gouttes à gouttes résonnent comme dans une enfilade de caves troglodytes. La chaleur est plus forte encore et l’air saturé d’humidité. Il y a des ramifications de hammam sous les suites de l’hôtel. Il y a des grilles et des clairevoies qui interdisent certains parcours et certaines caves avec piscines et vapeurs sont accessibles aux différents clients. Une lumière rouge baigne le dédalle des caves. C’est une note continue d’un ribab amazigh qui se mêle au ruissèlement souterrain. L’étuve est à son comble, il y a une vapeur qui estompe la profondeur des pièces. Tu es debout appuyée contre le mur de notre hammam. Il y a des paillettes de savon d’Alep et une douche disponible. Tu tires à nouveau tes chevaux que tu essores. Je dépose mon peignoir à côté des serviettes sur un divan de corde. Tu me regardes comme hagarde, étouffée toujours de chaleur. Le corps rapidement qui ruisselle. Est-ce une sueur générale qui ne se retient plus, ou le dépôt des vapeurs d’un espace saturé humidité ? Il y a cette dentelle au henné sur tes chevilles et les doigts de tes pieds et cette rosée qui gonfle sur tes seins lourds et gagne toute cette nudité et perle jusqu'à la mousse à tes commissures de bouches. Cet abandon aquatique où l’on devient à mesure cette eau d’oubli. Le dos contre des murs de zelliges qui dessinent des géométries compliquées. On peut se rincer par moments et par des jets trop puissants qui te font jouir quasi instantanément. Plaquée au mur toute exposée, exhibée tu suis des yeux mon regard dévorant toute cette chair intacte dont nous avons tant et tant jouis. De brun et d’ocre très clair, sans bronzage et avec une flaque mauve très sombre d’aréoles dont bandent les deux têtons de lait. Je dévisage tous les plis, aux aisselles, à l’aine, sous le poids des seins et dans ta vulve enfouie au fond du golfe d’ombre. Tant je bande que des choses coulent et que la turgescence rouge me décalotte. Il y a aussi des plaques de métal au plafond avec des affusions de vapeurs de pluie. Comme l'impression de fuir et de s’essorer de cet encombrement de tout qui nous salît et nous retient. Comme un lavement qui remonte de l’anus éventrée et au souffle qui suffoque. Comme un lâché de pleurs ininterrompus avec l’incontinence de nous. Devenus liquides et immobiles dans cette étuve en attendant notre dévoration comme en rut d’une grotte d’avant les hommes. Économiser ses gestes dans cette torpeur des vies de désert. Je regarde aussi ta bouche qui cherche l’air. Le regard si doux de tant de voracités. Je me souviens de nos nuits et de ce dont nous aurions aimé ne pas garder de souvenirs, toute honte bue. Est-ce que tu vas te retourner, te plier lentement en callant bien écart tes deux jambes et l'échine courbée qui se tient prête. Rien qui ne retienne cet espèce de flux de sueur sans retenue. Les sphincters et les muscles sans plus de ressort. Un écoulement ininterrompu de nous jusqu’à la propreté d’une eau limpide qui nous dissout. Des odeurs fortes noyées dans l’écœurements des roses. Tes belles lèvres qui rutilent et tes yeux noircis de khôl. Et puis qui bavent comme des pleurs d’abandon de renoncer à toute dernière tenue. Combien de temps ne plus tenir encore avant d’aller ressaisir tout cet abandon dans des bains glacés ou bouillant. J’ai des images qui m’encombrent. Debout contre les carrelages sur le mur en face de toi. Nous ruisselons face à face. Turgides. Luisant comme d’une huile sueur qui nous emmêle et nous dilate, peut-être comme des poulpes de Picasso et leurs doigts chez Hokusai, s’entre pénétrant en dilatant toutes les lèvres violacées des pourtours. Et soudain des bras entiers, des jambes entières qui viennent se fouailler des entrailles, la visque douce des intérieurs, les gestes ralentis d’une lutte aquatique. Ne pas bouger à mesure que prolifèrent les fantaisies. Il y a juste ces nouveaux jets puissants et chauds qui sortent du sol. Tu avances à peine, écartes un peu les jambes et laisses le bord du jet venir frapper juste à l’œil de la vulve et tu jouis encore sans retenue, en cascades, quasi instantanément. Je me souviens de ces années dans les jardins des Oudayas. Hasnae avant ses années à Boston. Comme une voracité qui se détache. Tu ne dis rien. Ces vies où l’on se sculte un répit. Ce que tu cherches et dont tu ne dis plus rien. Les nuits pour y croire et le dégoût de n’y parvenir. Se recroiser ici à Aman et décider cette fuite vers Petra. Juste un filet d’eau dans l’étouffement des pierres. Y croire encore. Que nous pourrions cesser de fuir. Ou cesser de penser qu’un assemblage d’hôtels tiendraient lieu de vie juste. Tu as déjà callé tes avions pour lundi. Comme les marques de lutteurs dans un combat de graisse et de boue. Restez là debout l’un face à l’autre à économiser les gestes. Déplier les deux épaisseurs cirées des grandes lèvres, y venir poser la langue dans l'écoulement ininterrompu de tout. Figés comme des olisbos, gaude mihi et érections de salpêtre des gouffres phréatiques. Il y a des jardins statuaires où nos ventouses de mollusques abasourdies de faim se figent dans la pierre. Et il y a la résorption liquide de nos masses molles devenues spongieuses et aquatiques. Je regarde éclore ton immense méduse rose qui ouvre ton ventre à mesure d’orgasmes et de dilatations chaudes. Je peux y déposer la langue en lapements vifs, le doigt qui te lisse, les doigts, la main qui te fouille jusqu’aux strilles roses des fonds de vagin. Les bués des hammams qui obsèdent notre vue à n’en faire plus que cette immense ouverture de toi sans encore que nous nous rapprochions l’un de l’autre. Aura-t-on disparu de jouissances et d’éjaculations avant même d’avoir rapproché nos mains. Entre le détour sans fin qui envahit la bouche de scènes sans cesse compliquées et la douceur de la peau que les doigts touchent jusqu’à s’y noyer avec des pierres attachées aux tissus dont on ne remonte pas. Ecrire de l’eau trouble dont le sens n’est plus que la dilation de la vulve que fouille le gland au bord du sperme en le retenant jusqu’au plus loin que nos vies y seront parvenues. Les connivences sans espoir de nos vies discontinues. La grande légèreté de croire encore aux bonheurs qui ne viennent pas. Passer le temps à se faire tour à tour, plante, eau, roche de nos coïts mammifères. L’ébahissante beauté de ta sueur nue devant moi et qui en gonfle toutes les mollesses vulnérables quand ton regard avec satisfaction me voit ployer. Les ramifications d’eau de cet hôtel et de ses bains et le craquement des pierres dans la torpeur. De cet excès qui de nos cœurs fera de battre cesser.

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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 11:44

J'ai perdu cette fille de Barcelone, Ksenia, une russe qui habite à Munich, qui a un peu trop de pulpe aux lèvres et des aréoles larges qui marquent sous cette soie sauvage rouge vif et des seins lourds. She must be very gorgeous. Dernier étage du W de Barcelone, après des bars et salles compacts de Las Ramblas. Filer dans des taxis vers ces années frics avec toute la façade mer et plage du club VIP d’un hôtel sans artiste. Des affaires qui passent et des parasites qui tiennent le bar. Une bouteille orange suffit pour les sofas du carré. Quelques cocktails plus tôt avant que nous y retrouvions ces petits affaissements de sueur. Tu me dis des choses que je n'entends pas à mesure que le son dérape et surprenne avec des filets désuets de mélodie dans plus de basse. En contreplongée avec tes bottes à semelles rouges, d'abord avec légèreté comme des manières de Fado et puis tu te calles à mesure que la nuit s'enfonce. Ajustés de biais dans les cuisses et hanches avec un rythme et du champagne pour tenir. Tu souris et dis encore et c'est bien appuyé au haut des aines que tu forces un peu et bouges et regardes mes yeux avec ta provocation ou une commissure de mépris un peu. Tu as une coupe un moment. Tu la poses. Tu te laisses entrainer. Des gens arrivent avec de l’humidité de moiteur et d’autres qui repartent continuer vers Barri Gòtic. Il y a plusieurs bouteilles vides. On laisse l’Italien, Vanessa et un petit groupe. Vers trois heures, il y a encore une queue à l’ascenseur au lobby et l’esplanade est déserte sans taxi. La chaleur dehors est encore plus lourde. Tu t’affales sur un banc un peu en retrait entre les palmiers de la Plaça de la Rose dels Vents. Tu défais les lanières de tes bottes, ta robe rouge ouverte et je caresse ta joue et je te lèche dans l’éclat d’un réverbère. Le rose très pâle et trop large de tes flaques d’aréoles. Comme mangée de rose sur les seins mouillés de sueur. Tu titubes et te rassoies, tu me pousses par terre, tu prends ma tête que tu veux entre tes jambes. Tu dis quelques choses en russe. J’écarte le tirebouchon de coton blanc et dégage ton débordement flasque de lèvres. Ta large vulve qui est lisse et que je commence à toucher, à lécher, je prends, j’aspire et je suce ces langues de roses de tes lèvres. Tu appuies ma tête, te calles en arrière sur le banc et essaies de bouger ta croupe dans mon visage. Des voitures qui passent, une rumeur de vent dans les palmes et de mer au loin. Tu parles dans ta tête et je cherche avec la langue à remonter autour des commissures. Je passe et repasse et agite et tu appuies et m’étouffes de ta vulve et de tes cuisses mouillées que tu serres par moment comme une cangue. Je m’adoucis à la finesse exquise de toutes ces pelures roses, je tourne et retourne la pointe de la langue aux fouillis du bouton et me caresse de tes lèvres et nymphes et soies de peaux débordantes du pubis, je m’huile et m’oins de ton visque qui mouille mes yeux de ce que tu dis et que je ne comprends plus. Tu as mis tes pieds nus sur le banc, ouvrant complétement les jambes et tes deux mains crispés dans mes cheveux qui forcent mon rythme dans ton sexe et tu râles encore et je sens les giclures et les cyprines et tu te trempes et t’agites et m’agites comme ton jouet de nuit et tu jouies comme un cri, une douleur, j’entends tes sanglots et tu continues encore et encore et me caresses les cheveux. Et puis un peu après d’un jet d’eau chaude tu m’inondes le visage, les cheveux, la chemise, tu m’urines tout ce champagne et tu pleures et tu ris et tu te lèves et me pisses dessus le temps que je me relève en titubant puis viens me lécher le visage et tu prends les bottes et m’entraines par une petite allée à nouveau vers le W que l’on contourne pour rejoindre le bruit des vagues. Tu me parles en anglais et en russes, tu parles de ta fille en France et nous longeons le début du passeig del Mare Nostrum et puis nous arrivons sur le sable et tu tombes à nouveau. Il y a les couleurs du W et tous les reflets des éclairages de nuit dans les vagues ou d’une lune grosse qui irradie la baie. Personne dans la nuit encore sur Mamarosa beach, tu retires ta culotte et attaques ma ceinture, tu me tires tout vers le bas et je retire mes mocassins quand tu prends mon sexe. Tu te relèves et me caresses et je te mange la bouche et je te lèche à l’intérieur. Tu fermes les yeux comme pour repasser d’autres images ou ne rien repasser surtout. Debout sur le sable à proximité de ce petit mur où tu te tiens, te retiens. Je regarde ton visage et tu pleures et des traces ont ruisselé sur tes joues, nos regards qui cherchent à comprendre l’opacité complète de nos vies qui un moment par accident cette nuit se croisent. Fouiller le bleu si pâle de tes yeux cette nuit qui ne livrent rien, qui n’y croient plus, si loin de moi et dont tant d’émotions me semblent toujours si intime et si proche et dont on ne parvient à sceller la proximité au-delà de tout ce sperme et ces orgasmes. Mes bonheurs qui n’auront duré qu’une nuit où la vie entière redevenait possible ensemble avant de s’effacer au matin. Tu te courbes et me places dans ton dos en guidant mon sexe. La robe rouge qui colle que tu remontes et qui dégage d’un coup toute ta croupe et je pose mon gland tendu de tout dans la fente. Je le peigne et le mouille de vulvide et remonte à l’anus. Tu dis des choses d’une voix rauque et fatiguée. Tu mets des doigts qui bavent de ta salive dans le cul, tu caresses et détends le sphincter. Je pose le gland sur l’œillet. J’appuie lentement et la congestion mauve se décalotte à mesure qu’il s’enfourne dans ton boyau. Dans ton obturation à tous désormais. Je m’engloutis avec lenteur jusqu’au fond. Je vais et viens. Lentement et je me tiens à tes mamelles lourdes. Tu ne bouges pas de crainte de la douleur des sodomies. Et sur le rythme des vaguelettes juste là je m’agite dans ton cul et trop vite maintenant tout le sperme de la nuit dégorge par saccades dans l’intestin encombré de merde. A peine achevée tu me repousses et t’accroupis sur le sable et te vides le ventre de pisse et de merde dans des bruits de diarrhées et je t’entends à nouveau sangloter. Je n’ai plus que ma chemise qui colle de sueur et d’urine et toi ta robe rouge sans plus de culotte et les seins à l’air qui ne ressemblent plus à rien. Tu te blottis contre moi. Je te serre et t’embrasse le visage. Tu me dis des choses tristes de toi sans y croire, tu parles de ton enfance, de maintenant. Te ton mépris de tout et de l’argent que tu gagnes. Tu parles de ta fille et tu pleures à nouveau et je mets mes lèvres sur ta bouche et je calme tes sanglots alors que tu me prends à nouveau le sexe. Je ne bande plus collant de sperme et des huiles de ton anus. Tu me branles sans grand effet. Tu retombes à genoux dans le sable et tu veux me sucer le sexe. Tu dis tu veux que je bande à nouveau. Tu englouties et étouffes de ta bouche mon sexe. Tu t’étouffes jusqu’au glaire et tes deux mains m’écartent les fesses et tu me caresses l’anus de tes doigt que tu mouilles à ta vulve et tu glisses deux doigts et puis quatre et puis tu me suces et m’écartes le trou. Je ne bande plus. Je tiens mal. Il n’y a pas encore de jour il est peut-être cinq heure et je suffoque quand je sens ta main qui a passé jusqu’au poignet dans mon cul. Et puis tu ne t’y arrêtes pas. La douleur me saisit et je sens le sang qui vient et tu sors ta main qui me blesse et que tu réenfournes et avec de plus en plus grande vitesse tu laisses éventrer mon anus. J’ai tout le ventre saiside tes coups de sodomie. Je bande un peu. Je défèque, il y a de la merde et du sang sur tes mains et tu t’essuies sur les sables et t’allonges et m’entraines sur toi. Je rebande assez pour te couvrir enfin et défaire ta robe et admirer la beauté flasque de ta peau si blanche et si blonde, tes longues jambes, ta vulve tout exposée de plis dégorgeant de glabre et des mamelles de reproductions avec ses flaques roses et tous les coups et griffures de rouge de cette déambulation sur ta peau nue. Je glisse ma verge dans tes jambes ouvertes. Les clapotis de sueur de notre coït lent enfin face à la mer. Des gens passent qui nous voient ou pas. Je bande encore un peu sans plus de sperme. Je peux tenir des heures et tu veux maintenant jouir à nouveau pour toi et ces hommes que tu jettes et que tu méprises et tu me le dis. De la musique qui vient des voitures vers Barceloneta ou l’aquarium ouvert cette nuit. Tu loges au Mercer, les belles chambres de la Calle dels Lledo et les pierres blanches. Il y a ce dessin de Picasso avec l’immense poulpe dont les langues envahissent ta vulve. Tu ne bouges plus sur le sable et tu veux que je te fasse jouir encore et ça vient et tu me dis à nouveaux des sanglots russes. Je vais au fond de toi avec une régularité sans pauses jusqu’à ce que tu cries enfin à déchirer soudain cette nuit d’étuves. La température qui ne baisse pas et tu te cambres, me griffes le dos de tes ongles, je sens à nouveau le sang et ta jouissance me rend un nouveau hoquètement d’orgasme sans plus que quelques gouttes d’un sperme fort. Je crois que je m’évanouis ou que je m’endors trempé de ce dernier hommage dans ton parfum de vulves et de sueur et d’haleine, je te suce encore le mou des aisselles. Je ne sais plus. Et puis. Un soleil écrasant me réveille, un vrac d’habits à mes côté, ma chemise collée, et je suis seul dans le sable. Tu n’as rien laissé. Me rincer dans la mer et pour le reste de la journée aller dormir dans les mosaïques et fontaines du parc Güell pour recomposer ma vie sans toi.

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 01:33

Tu vas, tu viens, tu t'engloutis au hammam, tu refiles vers la médina, tu passes des heures chez Dar Moha et Demeures d'Orient dis-tu ou au Comptoir Darna, tu reviens épuisée, ce matin avec l'odeur sirupeuse d'un savon gras d'Alep, plus tard avec un huileux parfum de sueur, cette moiteur rance dans la raie de tes fesses et aux plis des aisselles lisses. Tu te défais alors et te vautres nue sur les tapis, les banquettes soyeuses en fils de métal ou les draps de coton éventrés de la chambre. Je te regarde luire avec de l'eau de sue qui te goutte aux seins, au ventre, au visage dans l'épaisseur du matin qui monte dans ces pièces d'hiver calfeutrées et surchauffées. Je suis venu passer ce week-end du 3-4 janvier. On s'est retrouvés pour dîner vendredi au Djellabar. Je ne sais plus trop où tu en es. Juste le temps de s'installer en salle et de sentir mouiller tes petites lèvres exubérantes d'une main que je passe sous la table en attendant la cannelle forte de nos pastillas. Tu me dis milles choses et toutes les stupeurs et larcins que Facebook ne dit pas. Là je suis sur la terrasse avec ce carnet de croquis de Delacroix et quelques livres au filet bleu nuit et je te regarde m'observer élargie de sueur avec ta vulve mauve, un large triangle très noir taillé ras dont tu n'as réduit aucune surface, d'où prospèrent toute la douceur et violets sombres des nymphes à l'éventrement de ton trou. Tu me regardes et te caresses, avec la mollesse marron des tâches d'aréoles de tes petits seins flasques. Qui se durcissent et proéminent à mesure que tu te lisses le sexe. Soudain, c'est la très grande lenteur de tout qui s'installe après cette espèce d'agitation un peu hystérique depuis mon message du 31. Tu ne parles plus, tu fais de petits gestes au pourtour de tout. Qui appuie et tourne dans ce ruissellement de fouillis des lèvres cobalt et rouille autour du clitoris. Je te vois trembler avec tes yeux qui se perdent. Je laisse tout en plan et rentre dans la pièce. Je bande avec ce désir si fort de t'entendre jouir. Ce que tu dis quand tu jouis. Ce désir du sperme qui me monte à réduire et rendre opaque tout ce que je pense. L'obsession du rut m'envahit. Et je vois tes yeux qui la fouillent en moi. Tout est très calme et très réduit. Ce que tu présentes et que je tourne à ma façon. Une envie rauque de sodomie dans ta croupe un peu molle. Au bord de jouir, j'écarte ce peignoir et ton cul. D'un coup jusqu'aux entrailles je m'huile de ta cyprine. J'écrase ma bouche sur la tienne à la voracité de nos langues de tant de temps perdu. Je suce un peu ta langue et le goût doux de ton haleine. Je te lèche le visage et tu me cherches de tes mains. Tu lisses ton anus et prend mon gland congestionné pour le pauser à tromper doucement le sphincter. Ce que tu offres et tout s'enfile jusqu'à la racine des couilles. Tu rabaisses la tête dans les oreillers, relèves la croupe et écartes au plus large tes fesses contre lesquels je butte déjà trempé de chaleur et tremblement. J'ajuste mes mains aux hanches de ta peau d'or et désordre de tes cheveux luisant de noir. Tu me reçois. Je suis très vite au bord de tout. Quand ma verge sort et que ton anus baille encore et que j'y replonge. Attendre. Aller. Venir. Je pousse pour faire ce passage rouge, avec ma main qui te caresse maintenant par devant, là où tout s'irrigue d'un coup, que tu te tords, que les saccades de blanc se retirent au fond bientôt de ton boyau de douceur et de visque. Prendre soin de toi. Il va falloir entamer cette journée à l'abri de la palmeraie, de Jamaa El Fna, de la médina...

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 00:34

Vers minuit, tu descends en t'aidant des mains le long des rochers. Les lichens qui accrochent aux mains et des aiguilles de pins qui collent aux pieds. Doucement, comme à quatre pattes pour ne pas glisser. Les bouts des seins drus saisis par la nuit. Une serviette à l'épaule. Arrivés aux lattes de pin de la brygga usées par les eaux et gels des hivers, je te renifle un peu les fesses douces dans la nuit sans lune. Je te lèche la masse blanche des orbes et me glisse à la raie. Je te lèche la raie, l'anus, je m'y attarde, tu grognes et ronronnes face à la masse infinie du lac qui reflète une nuit scandinave d'un bleu déjà ou encore électrique vers l'horizon. Accroupis l'un derrière l'autre nous avons laissé les serviettes sur le bois clair. Envie déjà de te monter là dans la chaleur lourde de la nuit. L'anus qui se détend à mesure que j'en fouaille de ma langue les mous nodules roses et mauves. Il y a déjà un peu plus bas des fils qui mouillent et brillent dans la nuit. Je bande comme un rut. Tu me repousses du pied, écrases tes fesses sur la longue dalle grise de granit juste en contrebas de la brygga et tu te laisses glisser déjà sur cette pierre onctueuse des petits dépôts de mousse qui nous aspire d'un coup en silence dans l'eau profonde du lac. L'eau douce du Vättern chauffée par le grand été de juillet. Ta masse blanche dans l'eau noir que je rejoins. Se mouiller un peu le ventre avant de s'engloutir dans cette huile noire d'aucun vent. Comme une chouette ou un rapace sur la berge d'en face. Le léger clapot du Petterson boat arrimé à la brygga. Nager dans l'eau claire et sombre. S'écarter et commencer à contourner l'île. Quelques longues algues qui viennent caresser les jambes et les sexes dans la nage. Les fils d'herbes aquatiques qui par endroit te lèchent la vulve glabre. Faire attention à ne pas heurter des hauts fonts et des rochers qui par endroit affleurent. Une brasse molle qui taille nos masses blanches dans l'eau par endroit profonde. La découpe des arbres et du chalet dans la nuit. Tu te poses un moment sur l'un de ces olisbos géants de pierres grises et lisses. Des roches glissantes de mousse douce et gluantes ou tu écrases tes seins et laisses flotter tes jambes en attendant que je t'y rejoigne. Trouver des prises pour les doigts sur ces rocs tour à tour émergés par le léger clapot de nos nages. Tu t'arrimes à une longue dalle de granit sous la surface à peine et une arrête bombée de la roche qui remonte juste pour y caller ta vulve. Commencer à frotter le bouton dans le remuement sombre. Comme une empreinte de toi dans les granits du fond avec ce caillou qui te va. Tu te moules dans la pierre. A peine quarante centimètres d'eau sur cette plaque lissée par les glaciers de millions d'années. La pente douce et ce fin dépôt de mousse qui masse ton ventre, tes seins. Ce nu si exposé du pubis que tu as pour ce séjour épilé complétement. La rugueur de la pierre usée. Comme de petites granules de pierre qui rapent un peu et sur lesquelles tu irrites le rose. Ta joue qui repose sur le granit avec fil blanc dans le gris émergé. Pas un bateau ni personne sur ce loin du lac vers minuit. L'eau chauffée d'un été de juillet caniculaire. Je m'approche derrière toi et écarte un peu davantage tes cuisses qui flottent comme dans une anse de stupre. Les mains qui remontent par l'intérieur des cuisses, les fesses molles et fermes, la croupe et les hanches où je me tiens pour reprendre l'écartement de tes fesses. Le blanc brouillé d'eau que j'écarte. Avec ma bouche comme un peu en apnée ma salive et l'eau du lac devant le nœud du sphincter contre ton inondation par les brèches de tes trous. Je te remonte un peu avec le sexe qui se bande dans le noir du lac et avance deux doigts que j'infiltre par effraction dans ta vulve chaude. Tout qui y glue d'oncte chaude et que je caresse avec infinie lenteur pour éviter ton inondation d'eau douce. Remuer un doigt comme immobile et te blottir ou me blottir à te lécher l'échine que je remonte à la nuque avec les longues mèches batailles et ruisselantes. Je te lèche la peau et remue tes chiffons de peau contre les parois granuleuses de tes douceurs. Et tu te frottes avec mon poids sur le tien contre le granit proéminent. L'eau sans fin avec la couleur sans jamais de nuit de l'été suédois et la découpe des chapelets d'îles de ces archipels vides. Le petit râle qui te monte et ce filet de bave ou de l'eau que tu bois dans ces lacs de glaciers. Rythme qui va, vient et t'irrigue. Tu remontes un peu la croupe comme un appel au comblement? Le gland qui se décalotte à mesure que je m'immisce dans la vulve préparée par les doigts. D'abord éviter toute infiltration et fouiller du gland les ajustements qui te suffoquent. Bouger à peine, simplement balancer par le clapot de nuit. Pas de mot dans ces attentions. Nos deux flaques blanches entre deux eaux qui se moulent dans ces longues dalles découvertes en fin d'été aux basses eaux du lac. Ton ventre et tes seins comme aspirés par la pierre. Fondus et écrasés sur la mousse d'algues cotonneuses. Comme une ventouse, comme des méduses, comme une protubérance de la pierre qui expose ta croupe à fleur d'eau d'où ruisselle à mesure un peu d'eau lourde, de visque et de cyprine. Une source remontant des cuisses de pierre, des bourrelures lisses de granits filetés aux sillon laiteux. Tu écartes encore un peu davantage les cuisses. Je bande au fond de tout et je suis l'ondulation de nos organes dans des bruits d'eau. Je t'encombre et laisse des à coups comme au ralentis. Ton visage par moment dans l'eau que tu bois et avec de petits filets de bave aux commissures à mesure que je t'agite avec vigueur et lenteur. Ce prolongement d'une des îles dans ces chapelets d'archipel au milieu de l'huile étoilée. Pas un souffle de vent. Je m'effondre à chaque ahanement sourd. Le rythme de l'eau qui te prend. Tu suintes. Il y a des brèches. L'eau qui t'enfourne et ne retient plus tes lubrifications. Je sors maintenant à chaque déplacement. Un œillet d'anus qui se détend et s'évase. Comme une petite huile de sécrétion translucide qui se détache. Comme un abandonnement de tout à des fouaillements qui suffoquent. Tu es envahie par les eaux que je repousse à mon tour. Tu dis les morts par noyade. Les vies de Virginia Woolf. Nos vies devenant liquides. Tu me retiens. Me repousses. Ton souffle au bord de. Tu te retournes. Tu te glisses sur le dos. Ta vulve blanche offerte à la nuit sans lune. Tu regardes les constellations d'étincelles dans les filets de noir sur des lignes orange et quasi turquoise d'un l'horizon sans fin de ce lac du Nord. Tu te recales, les cuisses baillantes vers le large, la tête reposée sur le creux du rocher qui affleure. Tout le blanc lisse de ton pubis d'été comme grossi, élargi, d'une loupe sous peu d'eau avec le sourire rouge des petites lèvres qui flottent. Tu dis, viens. Je te remonte. Pause la bouche sur les aréoles saisies après les mollesses des saunas et tubs à l'altanen. De fins fils d'algues et mousses qui te maculent et le gland congestionné de mauve que j'approche dans les eaux. On devine un petit souffle de jour dans les quantités de roseaux et joncs qui bordent les berges. Je me réenfouis dans ta flaque chaude. Il suffit plus que d'aller très doucement, très longuement dans les lèvres avachies, le bouton où tu trembles de tout. Je rentre, je sors, tu es envahie par les eaux. Tout est devenu érectile. Je te lèche les yeux, les paupières, la bouche la langue, sans rien modifier de nos enfournements lents des grands mammifères marins sans plus de velures. Exposés à la nuit. Tenir un rythme très lent qui te fait trembler, se maintenir au bord de ce qui déferlera. Comme une irisation et un frisson qui a gagné tout le corps, les cheveux, les doigts, les jambes, la masses des fesses comme de l'opulence fragile. Je continue, tu ouvres et fermes les yeux, tu geins, râles, feules, dis des choses, je vais jouir, je vais jouir. Ralentir encore. Qu'un geste suffise un moment quand nous le déciderons. Glisser ainsi sur ces roches lisses, descendre ainsi engloutis par les eaux dans un hoquet d'évanouissement. Juste rentrer, sortir, de ton sexe sans plus de muscle. Je rentre. Je sors. Je rentre. Pause et appuie mon pubis sur le haut de ta commissure. Je maintiens. Suis les hauts des palais de ton vagin qui te figent. Je sors. Je reviens là. Appuyer. Avec constance. Je bouge à peine. Tu es tendue comme une corde et abandonnée comme l'eau dans l'eau. Un frisson immense qui monte. Te saisit. Emportés comme une vague qui monte entre la peau, le sang, la sueur. Tu ne retiens plus. Plus rien. Je continue là et lâche l'électrisation de tout. Comme aspiré de loin au fond du corps comme des fils de sperme qui se tumultent par à coup vers toi. Je jouis, je jouis, je jouis tu dis, mes saccades de sperme et tes mots qui me saisissent je tremble et continue et je jouis j'éjacule t'inonde te féconde je continue et tu t'agrippes me griffes le dos les fesses continue continue et un nouveau soubresaut qui t'empare plus vif encore et un fond de sperme qui m'irise encore dans ce plus beau des bonheurs sur terre de notre vie animale. La voix veloutée a capella de Ann-Sofie von Otter dans un salon à fresque renaissance sur le lac. La jouissance qui nous tient encore avec tes filets de sperme qui échappe de notre fusion par tes bords de vulves envahis à raz de ma verge. On ne bouge plus que l'eau en nous, sur nous, notre nage lente, visages, ventres, cuisses et cheveux emmêlés, avec de petites vaguelettes qui effacent nos visages, cette nuit, cette semaine suédoise, notre vie. Deux corps nus immobiles la nuit dans l'eau de ces lacs sans fin.

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 15:40

Il y a eu ces derniers jours de redoux. Les chaleurs qui rendent un peu d'humidité à l'onctuosité de la peau. Il n'y a aucune énigme, aucune attente, simplement la pulpe et cyprine qui collent les robes légères. J'ai passé ma vie à simplement peindre le suint d'épaisses vulves mouillées et les flaques d'aréoles de seins lourds. Il y avait mes doigts lents d'abord le soir dans Office at Night quand je remontais cette robe fourreau bleue trop ajustée qui plissait entre la mollesse des fesses, sans culotte, ton petit chignon noir et que je te penchais sur le feutre vert et chêne sombre du bureau, la fenêtre béante au store crème levé sur la ligne T du métro de Manhattan et le sillage découvert, avec majeur et index dans la sueur des callypes blanches que je dégage, de fins poils noirs collés à la raie de ton anus mauves, détendus de plis qui cherchent mes doigts et la vaste  anse de lèvres larges et chiffonnées de rouges et huiles. Je n'ai jamais peint que d'immenses vulves rouges derrière ces scènes immobiles et impassibles. Un petit clapot de vulve tojours dans le silence de mes toiles. Et puis tout le foin si noir de ton pubis et de tes aisselles et de ta nuque, de ta peau très blanche qui marque si bien le rouge. Tu as écrasé tes seins et ta robe de coton klein, tu as fait tomber des papiers et le téléphone de bakélite noir, j'ai fini de retrousser le vaste bulbe de peau blanche, il y a la canne du parapluie dans l'angle du bureau. J'épluche tes lèvres trop vives dans la lumière électrique, je lisse de petits bouillons incolores comme une eau de plaisir. J'offre par toutes les fenêtres béantes de New York le soir, de Cape Cod, de Rhode Island des vulves exposées que je recouvre à peine de robes si légères qui se mouillent et se moulent aux plis de belles filles à la nuit qui suintent.

 

Quelques toiles dans cette chambre avec poutres pour ce court séjour d'arrière saison avec ces bosquets de marguerites au bord de Chatham harbor. Prospecter avec Jo et acheter un atelier ou un terrain ici pour cette lumière Atlantique très blanche. Je fais les plans de ces pièces de bois à larges baies où tu poses nue en plein jour avec ton pubis fourni des grands singes.  Je peints le silence de ton corps si blanc avec le resserrement-évasement des peaux, tétons, grosses lèvres, ta bouche et tes yeux qui brillent où sommeillent, tu suis les gestes du crayon. Quand je pose les huiles de ton ventre et que à bout par moment tu m'interromps. Ce qui de tant de retenue déferle une fois la toile reposante.

 

C'est l'été, culotte et seins lourds, blonde, robe blanche, Summertime, les villas du Maine, gravures, aquarelles de the Mansard Roof ou huile de House by the Railroad. Tu sors sous l'auvent appuyée à une colonne, personne que ce vent chaud dans des herbes. D'abord nue avec tes mamelles qui se dressent, tétons durcis de rouge, les poils blonds clairsemés au pubis comme des cheveux de poupées exposant les avachis de petites lèvres rouges échappés de ta vulve glabre. Des talons du Girlie Show qui offrent tout, le blanc ovoïde du vaste ventre jusqu'à sa fente et l'ombre des seins humides de remuements avec des aréoles qui passent de drus à puffy. Ecoulement du doux rose-peau au doux mauve-flaque des tétons qui se déballent à l'opulente mollesse de tes mamelles de lait. Ton chapeau blanc à ruban noir d'abord, la main droite à la colonne et la gauche qui se caresse debout puis se détache et je finis et fige le tableau en jetant une robelette de lin qui moule tout et laisse une culotte en transparence. J'apprends à serrer peu à peu les tissus dans la peau qui colle un peu et tend les fils qui se mouillent. Je peins des vêtements quand tes doigts pressent si fermes et doux dans la large vulve rouge qui baille avec le temps. Les petites lèvres qui se fripent et prolifèrent dans ce confort vermillon où je puise mes huiles. Summer evening avec ta jupette pale qui s’enfonce dans le creux de tes doigts et les seins gras écrasés de soie et sueur. Ou assise en soie rose la vulve a l'air dans Morning Sun en te finissant doucement face aux briques et lecteurs dont j'ignore tout sur un grand drap blanc avec des reflets bleus qui chauffe les mèches maintenant si humides des poils roux dans tes jambes ouvertes. Comme une fuite qui au soleil soudain prolifère en mousse, rhizomes et tâches de carminides en filets blancs et mauves.

 

Et puis qui bifurque, se tourne un peu avec le passage des croupes. Cul sous robe rose dans Night Windows, vent dans les voilages et ton cul blanc en levrette nue dans Moonlight Interior et Evening Wind. Du vent, des livres, des fenêtres et les deux orbes pleins que j'écarte. Y tremper les poufs de poils drus  pour ces visques avec des filaments qui s'étirent puis que j'écrase sur des grains rudes de toiles que je tends. L'anus avachi par l'épuisement des muscles et tissus, la vulve baillante des grands mammifères rouges à velures, et puis déplacé plus tard vers les contracticules du sphincter, les résistances anales pour congestionner la verge moins vigoureuses, et là tes fesses élargies et molles avec un peu de relief qui s'affaissent de feu la bel orbe si plein et si ferme de ton immense cul des années aux cours de Robert Henri à la New York School of Art. L'anus baillant de cette après-midi de sodomie et je t'ai laissé au fond le blanc-visque avec ce livre de Platon, Phèdre ou Banquet et mon corps repus et épuisé de toute cette peinture. Excursion into philosophy. Émile Zola à Goncourt ce 22 janvier 1889 "oui, je ne vois pas passer une jeune fille comme celle-ci, sans me dire: ça ne vaut-il pas mieux qu'un livre!" Je me concentre sur la lumière et l'ampleur des croupes, que me chaut les visages. Juste ce court chemisier de soie sauvage. Je suis assis. C'est le soleil qui bute sur ton oeuvre obtuse. Tu laisses couler le sperme chaud qui va tacher le drap bleu. La découpe de la lumière qui exhibe ce repos de ce fondement il y a un moment juste surélevé sur tes genoux, que tu me tends, que j'écarte avec la rousseur frisée des poils, mes mains bien callées aux deux hanches, que j'ai léchées de petits bouillons de salive et cyprine, commençant bas pour remonter au trou, ton visage écrasé et tes seins regardant le soleil, à mesure que je pose mon gland de congestion sur l'oeil étroit. Le grand silence qui règne partout. Un moment dans toute la pièce baignée de l'aube. Je peints avant, ou après la débâcle de ton corps meurtri d'avoir tant du durer dans l'éventrement de sodomite, le temps de faire remonter le sperme du fond des entrailles, de la première douce et infime percée du gland, à l'embourrage sans retenue de la verge qui te fouille jusqu'au hoquets rauques dans des ruissellement de sueur qui ont trempé tes seins et dans la raie aux mèches collées, laissant un bâillement encore plus béant à chaque fois que sort un instant puis ahahne à nouveau mon sexe luisant de sphincte. De plus en plus acerbe dans les interviews et là écartant toi-même de tes ongles saignants le gras de tes fesses pour que tu jouisses si violemment de cette accélération contre nature. Les claquements humides de nos viandes plus molles avec des gémissements rauques et sans retenus. Un épuisement de tout et hargneux que nous cherchons à arracher au fond de rien. Chercher à jouir encore.

Nous avons été voir les voiliers des baies de Castle Hill à Rhode Island. Je dégage nos grands vides, des blés mures, des avenues désertes, les toits des villes, les comptoirs la nuit, des bois, du ciel, des mers... avec ma vie paisible sous de légers textiles dont je couvre les œillets troués de mauves dans de vastes lunes blanches la nuit. Le matin j'expose à nouveau les foins jaunes d'avant les épilations, avec des bains de soleil de ces vulves dont les doigts maintiennent l'humidification des cyprines. Cap Cod morning, People in the Sun. Debout, à des bow-windows, sur des transats... les yeux fermés dans la chaleur du matin qui monte. Se caresser pour préparer les rencontres. Je peins notre bienveillance disponible à la jouissance. Je passe des heures avec des touffes de poils rudes que je travaille dans des matières de visque et de pigments et que je caresse, plie et étale avec le soin infini qu'il faut à l'irrigation des vulves. Hôtel lobby, ce vieux couple en manteau, près pour le spectacle, tu décroises tes jambes sans lâcher ton livre, le coton bleu de ta robe qui se remonte, les poils si blonds qu'y saille le très fin dessin de petites lèvres rouges.

 

Je n'ai peint que des vulves rouges dans des paysages en silence qu'on a cru puritain.

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 20:05
du pouce j'écarte un peu la mafflure la petite ride mauve ou bistre et ces poils comme une touffe de crins en désordre le bois de la chambre les carrelages et les voilages les moiteurs fortes de la remonté du bazar et de l’île des Princes vers le quartier Akaretler tu es encore humide de la douche et je découvre le rose déplié exposé des fines peaux des petites lèvres qui s’éveillent du bombement de ta vulve avec touffeur blonde y déposer la langue ou mon gland gonflé que je décalotte saura-t-on tenir essayer de ce maintenir dans cette tension se lècher faire le tour se nettoyer les bouches dans nos vies aux langues de chien une journée échappée essayer l'infini lenteur des placements et déplacements des langues verges doigts dans les orifices aux enfoncements millimétriques pour ruser les spasmes des anus pour que tout bouge simplement de nos bouches qui coulent coulissent dans la lubrification la visque et la cyprine la douceur si extrême de la peau contre la peau du gland à découvert dans les strilles amollies de ta grande flaque par moment qui ressort entièrement se ressaisit de l'air laisse comme une méduse se refermer se réajuster les tissus recombler la place du vide et les petites lèvres évadées comme des pétales de pois de senteurs chiffonnés qui se rétractent une bouche de palourde feston d’huitres chaudes tout l’éventrement d’une vulve retroussée qui se réenfourne et se replie derrière l’abricot comme une fesse sans plus de nymphes visibles l’ombre de la fente et attendre se toucher parler longtemps à voix basse et puis d'un coup lent et continu tout rouvrir comme une disproportion dépliant tout à nouveau contraignant les tissus dans leur élasticité surprise et ruisselante comme un muscle avachi et sans plus de résistance à l'excès d'échauffements comme une incontinence du ventre à l'abandon jusqu'à la garde engloutir s'engloutir qui repénètre avec toute lenteur cran par cran comme laisser une aspiration se mettre en place une succion laisser essayer la compression de muscles des viscères ralentir les flaques d’eau qui suintent jusqu'à rendre imperceptible le déplacement l'approfondissement de ton ventre comme un travelling de coït qui se fige comme une glaciation de cyprine à mesure que fuit et monte le sperme sous la peau dans ce qui te saisit dessous la sueur le ventre à l'arrêt quasi la turge dans ton vagin mou et ferme rien ne bouge tout qui s'électrise ne plus rien faire qu'écouter en soi monter la rumeur de l'éclat rien rien avec la fièvre qui ruisselle dans les mollesses les mamelles étales sentir l’envahissement des orgues dans toutes les sueurs de la peau tout retenir qui ne peut plus se retenir les paysages immenses dans cet enfouissement aveugle dans les abats et viandes dans leur rouge et toute l'eau et le blanc du sperme qui ne font plus qu'une immense déflagration un giclement de tout une irrigation qui saccade écouter monter dans le tremblement immobile ce qui nous tient lieu d’horizon et nous articule et puis rattraper le rythme alors dans secouement de tout pour que le rauque s’arrache encore de ta gorge que tout se vide et s’épuise jusqu’à la grande douleur au bord de ce qui repousse un peu plus les muscles et puis plus rienque la rumeur de la ville de Miklagaor et Byzance
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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 15:34

Chalet isolé par les masses de neige de février, soleil chaud depuis ce matin. Grandes planches de bois horizontale dans ce grand chalet-double avec comme un patio japonais entre les deux. Le bois noircis du grand air. Fourbus des descentes du Mont-Fort et du Mont-Gelé. La vue immense du Grand Combin et jusque vers le Mont-Blanc, l’Aiguille verte, les Grandes Jorasses sur un bleu sans plus aucun nuage. Des clairevoies en lattes de bois passé à la noix qui protègent les grands salons avec la cheminée de pierre et les peaux qui tapissent parquets et divans. Remonter du sauna en contre-bas, taillé à même la roche avec comme une cage de bois blanc et des charbons humides poussés jusqu’à l’étuve. Ta large peau rousse ruisselante de sueur, par boucles les cheveux dans le visage, suffoquant presque de chaleur et les poils longs de ta vulve aussi par mèches devenues humides. Des plaques rouges sur ta peau si blanche constellée d’effacement des taches de rousseurs et l’aréole dilatée de rose bulbé de sueur. Tu gouttes et des traces de mes doigts marquent là où je te touche, te presse, te serre, je te lèche entre les seins et mets les ongles dans la mollesse blanche de ton lait, l’idée de claquer fort ma main sur tes grasses callypes. Le fin bâton de cuir que je glisse entre les deux bulbes épais de tes lèvres grosses, y dégager l’eau grasse comme un gel tout doucement. Ta large vulve brouillée d’épais poils roux qui enfouissent et dissimulent tes petites lèvres rouge sang. Je te claque les fesses et tu sors du sauna, cours dans les peaux de renard argenté, ours blanc, moutons et lapins ourlés, escalades l’escalier de bois et tu sors nue dans la neige fraiche du patio dans l’éclat de la violence du soleil. Les pieds saisis de froid, je te suis, te bouscule et tu es accroupie dans la neige, entre la sueur et la chair de poule qui raidie ta peau, tes seins. Tu te figes, tu es en sueur, tu palpites. Je te maintiens dans la neige jusqu’au ventre, quarante centimètre sur cette terrasse de bois, je t’écarte le cul et lèche les poils de ta vulve ouverte. Je te grimpe en levrette et accroche mes deux mains à tes seins lourds qui pendent. Ma verge qui butte et entre d’un seul coup dans l’huile de tes grandes lèvres pas encore saisies par la neige qui te glace. Je suis dans des flaques de ta mouille quand peu à peu tu te contractes. L’anus obturé comme du minéral et tes lèvres de velures rousses qui me compressent. Je vais vite sans rien sortir pour laisser mon sexe dans le chaud de ta bouche chaude et la masse de poils de ton cul et ton pubis. Ton fort pelage d'hiver et de chienne. Callé contre toi, serrant les mamelles et te léchant l’oreille, la nuque. Je masse le bouffant de tes seins. Je tape fort dans ton cul, essaie à chaque fois de frotter au plus près du haut des fentes vers ta commissure. Que tu jouisses vite de la sueur encore des bêtes. Notre agitation pour maintenir chaude notre visque et arracher de nos ventres mous la montée de tes liquides et de mon lait. Je veux t’irriguer de ma colle et que tu geignes dans la neige qui te cisaille les genoux à quatre pattes sur cette terrasse inondée du soleil des Alpes. Le grand silence du blanc hormis nos essoufflements qui halètent. Mes cuisses qui te claquent et tu râles, je viens, je viens, je viens dans un gémissement que je saccade sentant du ruissèlement à nouveau dans ma verge que je sors et tape et rerentre les ongles dans tes seins que j’agrippe avec la montée du sperme dans mon ventre mon anus exhibé au soleil et que je dégorge, dégorge dans ton rouge de tout mon lourd que je pèse de mon poids sur toi qui t’effondre à plat dans la neige de la terrasse me laissant vider toutes les derniers jets de mes couilles dans ton sexe éventré de rouge et de molesse de toutes nos baises, saisis de froid, écrasés dans la neige, tremblants de fièvre et de printemps, aveuglés de blanc.

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 18:22

Il pleut, c’est souvent le soir. La mer est grise. Les essuie-glaces dans la nuit. Je me repasse les images. Les pneus qui glissent sur le marbre et les grandes colonnades protégées. Gigantisme vide des halls, des lustres, des balustrades. Les herses et les check-points. Tu parles toujours vites comme des années à rattraper. Les pays, le retour à Alger, les cheveux en bataille par mèches. Je touche ta main, ta joue, alors tes mots qui s’accélèrent, tu racontes, tu ne me regardes pas, la bouche rouge, du noir aux yeux, tu essuies régulièrement l’eau qui y vient le noir qui bave un peu, les yeux rouges, rougis souvent, le trop d’émotion qui te submergent, mais tu continues, tu parles, ta vie, tant des choses contenues, tu ne m’empêches pas, sous un embruns tièdes dans une nuit grise, sur l’esplanade devant la mer, des palmiers dans des dessins de luxe des parcs d’hôtels. Je ne peux jamais me baigner ici. Redéfiler cette vie. Ton café au Luxembourg. Les métiers. Tu parles et m’enveloppes, te blottis, te calles, tu n’en finis pas de raconter, des larmes partout, dans les yeux, dans la voix. Et puis on est dans la chambre. Le balcon sur le gris enfouis dans le noir de la nuit sans lune. Pas de musique. Les moquettes bleu noir profondes avec de l’or partout. Je défais la robe, je sens le hoquet de tes larmes, de ta vie, toute cette passion, tout ce que tu ne dis pas, qui passe dans ta tête. Je touche ta peau nue. Je détache le soutien-gorge noir de dentelles fragiles qui laissent voir. Je pose ma bouche sur ton rouge qui ne se tait pas, les angles de ton visage. Le sourire, les fossettes, les mèches noires. La voracité de ta langue, de tes ongles qui me saignent le dos. La voracité de ta vie. De ce que j’ignore. Tout ce qui s’est passée. Ta langue qui me possède. Tu décides. Une violence de désir envoutante. Je bande, je sens tes larmes, je suffoque de ton énigme au-delà de ce que je mérite. Tu me lèches aussi le visage. Le noir baigné de larmes de ton regard. Si tu savais. Si tu savais. L’infinie opacité de nos vies. La passion qui me saisit dans l’ignorance de tout. D’où venu pour quelle durée comme un amok des années derrière Biskra. Le blanc translucide de ta peau. La robe chiffonnée, les lanières des hauts talons, tout en vrac avec ton long corps presque maigre, ta douceur infinie, je t’ai poussée dans l’éventrement des draps blancs des lits immenses de cette chambre, tu es où ? pensant à quoi ? le regard hagard pensant à quoi ruisselant avec une imperceptible lenteur comme fixant le plafond. Le noir dru de tes aréoles comme saisies, le sein étale comme effacé d’adolescence où de ta souplesse de nerfs et de muscles doux. Ce que tu te repasses, quand je peux entreprendre le lippement, le léchage, l’humidification de tout toi. Je suce, mouille de ma langue, aspire, puis y serre le sang de tes mamelles sans lait. Je lèche dans le ventre. Tu es nue et longue avec simplement la culotte de dentelles noires aux motifs compliqués. Tu ne me regardes pas. Je sens comme le grognement infime et triste d’une volupté ancienne. La lumière est basse et la mer avec la pluie contre le carreau de la baie. Il y a des palmiers avant la mer. Et puis tu me regardes, tes belles mèches noires taillées par coups de ciseau dans le visage, très noires et lissées de tous poils, tes aisselles que tu découvres écartant haut les bras comme offertes et la vulve lisse et imberbe sous la transparence de dentelles, je pousse un peu le tissu sur le chiffonnage exubérant de rouge de tes lèvres, j’y pose ma bouche et tu m’y regardes avec application brouillée de larmes avec ta vulve trempée de désir. Je veux tant de faire jouir de toute la passion enfouit dans toi, dans ta vie, dans tes vies, dans notre fausse rencontre, dans ce qui aurait pu être, tu dis on se reverra. Et puis je retire la culotte, tes jambes qui jouent et se déplient et je m’enfourne dans l’amour rouge et ruisselant de ta vulve, de tes lèvres, les fines, les vastes, les striures des longs couloirs, le nœud que je déplie, dégage, redissimule. Je te lèche avec voracité et application et tu regardes avec ce rouge dans les yeux, regardant sans voir dans une plainte et un gémissement qui remonte à ce qu’on ignore, ce qui rapproche et éloigne, je ralentis la lenteur encore, je déguste tes peaux de la douceur, je te laisse monter encore, te tordre et te retenir. Les cuisses éventrées qui retombent comme des arums bruns. Béance rouge de toi ouverte aux visques. J’interromps. Lèche. Stop. Reprends. Je touche, juste effleure de la langue le bouchon de rouge. M’y pause immobile. Comme longtemps. Pour la nuit. Ta main dans mes cheveux, sur ma nuque qui veut me dire un rythme et auquel je résiste. Pour que tu montes encore. Pour que l’appel du désir, de ton désir, devienne insupportable. Je passe la langue dans le dépliement de tes grandes lèvres. Tout qui tremble chez toi. Qui se contracte. Je te lèche. Ton terrible gémissement rauque venue d’anciennes gorges comme aux failles des rocs d’El-Kantara. Je lèche ta douceur et te dis l’émotion et la douceur de toi. Tu veux venir et je te retiens. Tu pleures et suffoques un peu et sanglotent et je te retiens. Et je te lèche avec lenteur et gourmandise la vulve lisse. Célébrer la jouissance de ton ventre blanc, de tes enfants passés où à venir, de tes jambes offertes que tu écartes encore pour que je vienne. Il pleut sur Alger quand tu hurles étouffées de jouissance de cette vie que nous n’aurons pas.

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