"un livre sur rien, un livre sans attache extérieure, qui se tiendrait de lui-même par la seule force interne de son style" G. Flaubert
Nous trainons dans le Jardim Botânico. Il y a les petites gouttes huileuses aux sépales des orchidées et des envols de toucans. Les cattleyas tigrés, les fins fils de nymphes rosissant de miltonia, des coryanthes mouchetées de miel dans de l’ocre sienne...
Lire la suiteLe cuir vieux. Du bois. Le lustre d’anciens fastes du hall. Le vent et la neige qui ne discontinuent pas. Ton rond blanc immense sur les deux rectangles blancs des Hauts Tatras. Le goût de fumée dans les bois blancs et de sperme. Une simple mousse noire...
Lire la suiteUn trou rouge que nul organe ne comble. Remontés des Bains d’Orient de Louise et du Comte Palffy après les chocolats épais Café Gerbeaud. Dilatée d’abandon. Plus même d’orgasmes dans cet étalement du désir et de l’attente. Je lisse des doigts tout le...
Lire la suiteTu es lisse de sueur et d’huiles de bain. Il y a un réglage du jacuzzi en inondation de micro-bulles. Par la baie immense de la salle de bain, ce sont les rafales de tempête à plus de 50 noeuds qui nettoient à perte de vue le Pacifique noir. Ecumes des...
Lire la suiteDes huiles et des sels bulgari au citron vert. Les hublots des Bains sur la mer hors saison. Répendue sur les draps défaits. Rien ne passe de la circulation des yachts dans le port en contre-bas. La langue est un muscle qui se travaille. Se fatigue. Se...
Lire la suiteLa brume ce matin noie le Lac Majeur et l’Isola Bella. On devine à peine derrière les voilages du balcon les jardins en terrasses du Palazzo Borromées flottant sur le lac. Ta peau uniquement blanche. L’ombre au pubis qui est absoluement épilé. Ta vulve...
Lire la suiteEncore si chaud la nuit sur la terrasse de la suite dévorée de bougainvilliers. Le léger déplacement de la balancelle épaissie de peinture blanche. Des coussins de velours mauves et or. Tu es vautrée sur le ventre, acoudée au dossier. Tu plonges vers...
Lire la suiteJe le pose et j’observe. Tout est blanc vide et silencieux. La rumeur de la circulation. Je vois gonfler mon gland qui touche ta peau. Il n’y a pas de dialogue. J’entends simplement ta respiration. Les rideaux sont ouverts. Tu ne bouges pas. Tu ne dors...
Lire la suiteVieux cuirs et allure sombre et bois. L’escalier grince quand tu me rejoins. Rideaux lourds tirés. Ton sein mou et presque flasque de douceur. Ni aspérité, ni relief entre le blanc de la molesse et le rose pâle de l’aréole. Le disque large qui a mangé...
Lire la suiteD’immenses cornes de glace, comme des phallus lisses. Sortir d’un sauna humide à 90°, ruisselant d’avoir trop humidifier les pierres noires. Saisis et vautrés dans la fourrure des rennes, les lumières vertes à travers la glace des murs curves. Toute la...
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