Tu as froid. Petit pull en grand V sur
ton bombement léger de sein. L'aréole saisie par le vent sur la peau mouillée par l'averse. Chambre toute blanche de chaux. Murs irréguliers. Larges planches de bois brut sous tes pieds nus.
Comme en Grèce. Tu me regardes. Tu ne dis rien. J'avance une main. Tu avances la tienne. Tu m'arrêtes. Je n'insiste pas. Tu l'accompagnes alors vers ton ventre. Je me glisse sous la laine fine.
Ton ventre chaud. Comme son souffle. Le tien. Tu regardes loin. Je remonte à toucher ton sein. Couvrir ton sein. Première fois après tous ces déjeuners, chat, sms. Il est dru et il est chaud et
je passe et repasse le bout des doigts sur la raideur du têton. Je lève ton pull, me baisse et te lèche le ventre, tu me laisses, je remonte, lent et avec un peu d'avidité, je mouille et aspire
cette mollesse comme d'un sein naissant, j'aspire et je suce. Ma main descend à la braguette de ton jean avec ton aréole que je trempe dans ma bouche. Et d'abord c'est le doux et soyeux des
poils. Comme une petite sauvagerie autant qu'une résistance. Sans relief, comme épais d'être écrasés par la culotte. Le moment soudain où, comme une soif, je touche le mouillé, doux, où tout
s'enfonce dans la chaleur suffoquée de toi.