La question des poils dans la chaleur.
Douche dans la terre séchée face aux palmes ouvertes sur la réserve. La moustiquaire tient à des troncs épais et sec. Tu te frottes lentement aux montants lisses et laisses des traces foncées
avec un peu de mousse blanche sur les rondains ocres. J’aime tes poils qui s’allongent par mèches de sueur comme une aisselle. La peau et bombée de gouttelettes avant même de rien faire. Ton sexe
n'a qu'une ombre de fente close sans aucun chiffon de petites lèvres rouges qui débordent. Comme un abricot. Nous sommes quasi seuls je crois. Hors saison et une virée mokoro sur le delta de
l’Okavango pour les autres. Sur pilotis, sous la chaume, je regarde suer ton sexe et des cheveux comme huilés. Mouateur et je ne touche rien. Nous avons le temps, tellement le temps.