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Jeudi 29 décembre 2011 4 29 /12 /Déc /2011 18:22

Il pleut, c’est souvent le soir. La mer est grise. Les essuie-glaces dans la nuit. Je me repasse les images. Les pneus qui glissent sur le marbre et les grandes colonnades protégées. Gigantisme vide des halls, des lustres, des balustrades. Les herses et les check-points. Tu parles toujours vites comme des années à rattraper. Les pays, le retour à Alger, les cheveux en bataille par mèches. Je touche ta main, ta joue, alors tes mots qui s’accélèrent, tu racontes, tu ne me regardes pas, la bouche rouge, du noir aux yeux, tu essuies régulièrement l’eau qui y vient le noir qui bave un peu, les yeux rouges, rougis souvent, le trop d’émotion qui te submergent, mais tu continues, tu parles, ta vie, tant des choses contenues, tu ne m’empêches pas, sous un embruns tièdes dans une nuit grise, sur l’esplanade devant la mer, des palmiers dans des dessins de luxe des parcs d’hôtels. Je ne peux jamais me baigner ici. Redéfiler cette vie. Ton café au Luxembourg. Les métiers. Tu parles et m’enveloppes, te blottis, te calles, tu n’en finis pas de raconter, des larmes partout, dans les yeux, dans la voix. Et puis on est dans la chambre. Le balcon sur le gris enfouis dans le noir de la nuit sans lune. Pas de musique. Les moquettes bleu noir profondes avec de l’or partout. Je défais la robe, je sens le hoquet de tes larmes, de ta vie, toute cette passion, tout ce que tu ne dis pas, qui passe dans ta tête. Je touche ta peau nue. Je détache le soutien-gorge noir de dentelles fragiles qui laissent voir. Je pose ma bouche sur ton rouge qui ne se tait pas, les angles de ton visage. Le sourire, les fossettes, les mèches noires. La voracité de ta langue, de tes ongles qui me saignent le dos. La voracité de ta vie. De ce que j’ignore. Tout ce qui s’est passée. Ta langue qui me possède. Tu décides. Une violence de désir envoutante. Je bande, je sens tes larmes, je suffoque de ton énigme au-delà de ce que je mérite. Tu me lèches aussi le visage. Le noir baigné de larmes de ton regard. Si tu savais. Si tu savais. L’infinie opacité de nos vies. La passion qui me saisit dans l’ignorance de tout. D’où venu pour quelle durée comme un amok des années derrière Biskra. Le blanc translucide de ta peau. La robe chiffonnée, les lanières des hauts talons, tout en vrac avec ton long corps presque maigre, ta douceur infinie, je t’ai poussée dans l’éventrement des draps blancs des lits immenses de cette chambre, tu es où ? pensant à quoi ? le regard hagard pensant à quoi ruisselant avec une imperceptible lenteur comme fixant le plafond. Le noir dru de tes aréoles comme saisies, le sein étale comme effacé d’adolescence où de ta souplesse de nerfs et de muscles doux. Ce que tu te repasses, quand je peux entreprendre le lippement, le léchage, l’humidification de tout toi. Je suce, mouille de ma langue, aspire, puis y serre le sang de tes mamelles sans lait. Je lèche dans le ventre. Tu es nue et longue avec simplement la culotte de dentelles noires aux motifs compliqués. Tu ne me regardes pas. Je sens comme le grognement infime et triste d’une volupté ancienne. La lumière est basse et la mer avec la pluie contre le carreau de la baie. Il y a des palmiers avant la mer. Et puis tu me regardes, tes belles mèches noires taillées par coups de ciseau dans le visage, très noires et lissées de tous poils, tes aisselles que tu découvres écartant haut les bras comme offertes et la vulve lisse et imberbe sous la transparence de dentelles, je pousse un peu le tissu sur le chiffonnage exubérant de rouge de tes lèvres, j’y pose ma bouche et tu m’y regardes avec application brouillée de larmes avec ta vulve trempée de désir. Je veux tant de faire jouir de toute la passion enfouit dans toi, dans ta vie, dans tes vies, dans notre fausse rencontre, dans ce qui aurait pu être, tu dis on se reverra. Et puis je retire la culotte, tes jambes qui jouent et se déplient et je m’enfourne dans l’amour rouge et ruisselant de ta vulve, de tes lèvres, les fines, les vastes, les striures des longs couloirs, le nœud que je déplie, dégage, redissimule. Je te lèche avec voracité et application et tu regardes avec ce rouge dans les yeux, regardant sans voir dans une plainte et un gémissement qui remonte à ce qu’on ignore, ce qui rapproche et éloigne, je ralentis la lenteur encore, je déguste tes peaux de la douceur, je te laisse monter encore, te tordre et te retenir. Les cuisses éventrées qui retombent comme des arums bruns. Béance rouge de toi ouverte aux visques. J’interromps. Lèche. Stop. Reprends. Je touche, juste effleure de la langue le bouchon de rouge. M’y pause immobile. Comme longtemps. Pour la nuit. Ta main dans mes cheveux, sur ma nuque qui veut me dire un rythme et auquel je résiste. Pour que tu montes encore. Pour que l’appel du désir, de ton désir, devienne insupportable. Je passe la langue dans le dépliement de tes grandes lèvres. Tout qui tremble chez toi. Qui se contracte. Je te lèche. Ton terrible gémissement rauque venue d’anciennes gorges comme aux failles des rocs d’El-Kantara. Je lèche ta douceur et te dis l’émotion et la douceur de toi. Tu veux venir et je te retiens. Tu pleures et suffoques un peu et sanglotent et je te retiens. Et je te lèche avec lenteur et gourmandise la vulve lisse. Célébrer la jouissance de ton ventre blanc, de tes enfants passés où à venir, de tes jambes offertes que tu écartes encore pour que je vienne. Il pleut sur Alger quand tu hurles étouffées de jouissance de cette vie que nous n’aurons pas.

Par Cathley - Publié dans : Les Palaces - Communauté : Carnets Libertins la suite
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Samedi 28 mai 2011 6 28 /05 /Mai /2011 16:28

La peau chaude et amollie par la douche, je remonte le couloir. L'argent un peu frappé de la cafetière laissée et le plateau, les petites viennoiseries reparties. Et tu es là, surprise, hésitante. Fière et gênée. J'approche. Je mets la main que tu retiens vers la soie synthétique dessinant les seins. Tu me regardes faire. Tu t'excuses, je te retiens. Nu juste, la serviette blanche de l'hôtel et le savon orange verte de la douche. Tu souris.

Je vais refermer la porte. Il y a peu de temps.

Tu dis non je ne peux pas et je touche ton visage. Le noir qui me regarde, qui me regarde faire. Ce moment qui hésite, qui résiste, qui ne consent pas, qui ne se rebelle pas. J'ai de l'eau encore sur la peau, je bande, l'ogive de mauve avec un peu de perle à l'urètre. Mes yeux se brouillent. J'embellis ton visage, tu ne bouges pas, tu veux bien et tu ne veux pas. Je pèse sur l'épaule, je caresse la tempe et te plie pour que tu me fasses du bien. Pour que tu me fasses du bien.

Je bande. Je ne sais plus. Je ne vois plus. Tu parles, j'essaie de te rassurer. Je te rassures. Tu ne sais plus. Je te parle. Le sang bat dans mes yeux. Il y a la vue sur Time Square où la neige de décembre me revient dans des images. La chaleur de Manhattan et la climatisation des hôtels. La vie qui court et tout qui se ralentit. Le monde qui gonfle et se rétrécit. Il n'y a plus le son. Tout commence à flotter. Le désir immense qui m'envahit. Il y a de l'ouate qui agrandit l'espace et resserre toutes nos vies possibles. Le simple et irrépressible désir de jouir. Tu restes le genou à terre et le visage qui fait son affaire. Tu t'agrippes à mes mains et compresse mon sexe de ta bouche qui fait vite. Tu suces, tu me suces, tu ralentis et tu accélères, et tu baves un peu. Tu regardes mon visage qui part. Il y a le rose que je connais au fond de toi. Le rose dans les petites pulpes noirs de tes lèvres qu'un coton blanc tirebouchonne. L'infini du monde et des nuits qui se congestionne dans ma tête pour la petite émission de blanc. Tu me congestionnes des gencives pour que je vienne, pour que je vienne, et je tiens ton visage dans le rythme, qu'il en finisse. Et puis ça vient. Tout vient. Tu as un hoquet. Je suis au fond. Je viens dans ta bouche. Dans ta gorge. Ta salive. Ton essoufflement. Je suis hagard. Tu ne sais plus. Tu me regardes, tu te remets un peu, reprends le charriot. Hagard. Le temps que la ouate se disperse. La rumeur de New York. Le sens de tout ça. D'aussi loin que remonte le coït. La ruse de la biologie aux racines d'avant les livres et l'internet pour la reproduction de l'espèce... Sur l'onde calme et noire où dorment les étoiles La blanche Ophélia flotte comme un grand lys Le vent baise ses seins et déploie en corole - On entend dans les bois lointains des hallalis.

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Samedi 11 décembre 2010 6 11 /12 /Déc /2010 19:48

La chambre est blanche. C'est un appartement. Une ville européenne, immeuble récent, décor design et minimal, un bras de fleuve très vert en contrebas. Tu ouvres, il fait chaud, ça brille un peu entre tes seins d'Orient et d'Espagne humides. C'est pour moi, ils sont lourds, assez bruns et mal tenus dans ce coton blanc un peu élastique qui ne cache rien de tes larges aréoles de lait et du bout de têton qui proémine. Tu as un velours de poils noirs sur l'avant-bras qui trahit toute la velure, foins de poils noirs de ta vulve et qui remontent dans la raie des fesses au trou qu'ils obturent. Il fait grand jour avec les vitres et les angles de la chambre, les voilages blancs, les larges cuirs blancs Charles & Ray Eames, aucune couleur que la broussaille noire quand tu auras déposé tes vêtements qui mange tout le blanc de ton ventre et pubis. Tu dis je préfère me caresser que ces hommes que je ne trouve pas à mon goût. De longs mois, je me repasse des images, des souvenirs, je me retiens et je jouis, et je tombe de sommeil. Je défais le djean et tu dis tu sais il y en a qui ne lèche pas alors que je baisse le djean et le string qui vient avec comme d'une dentelle compliquée de victoria secret. J'aime les chiffons de poils acres de ton aisselle et le fouillis noir de l'aine, et apparait alors ton ventre lisse que tu as épilé pour une surprise à l'intégrale laissant luire ce brillant de ta peau du sud avec exposés les plis compliqués de tes petites lèvres grises et mauves qui s'exhibent bien en vue dans ta vulve qui baille. Je te dis doucement des choses qui te mouillent ces peaux. Tu me dis que tu aimerais bien que je vienne avec H, que tu as peur d'après, de ta honte, de choses irréparables alors que tu es maintenant à la renverse sur ton lit, le pantalon tirebouchonné aux chevilles, je remonte sous le coton les mains à la chaleur de tes seins, tes gros seins doux et moelleux à l'étal, avec ma bouche qui lampe un peu tes petites douceurs de lèvres et de cyprine. Je te lèche avec application et humidité, je dégage un peu l'intérieur du rose et tu me dis non la sodomie je n'ai pas osé tu sais je dis beaucoup non bien sûr si je fais un SMS un peu explicite alors ils rappliquent tous alors tu vois c'est plus simple je me caresse il n'y a pas de complications je ne commence pas trop à tomber amoureuse avec ma tristesse qui s'emballe ou je ne me réveille pas avec cette impression de sale et de dégradation. Des deux mains je t'écarte bien, profondément je te mange avec légèreté, relève ta croupe, tu dégages le djean, les high heel en vrac au pied du lit, tu remontes tes chevilles au visage et j'attaque avec volupté la rondelle annelée que j'anilincte, que j’humecte, que je fragilise et cautérise alors que tu gémis une sorte de terreur vorace, je te lèche et y pousse le bout de ma langue au fond de ton trou du cul.

Par Cathley - Publié dans : Les Palaces - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 22:54

Parler de tout et de rien avec un peu d'émotion dans la voix et la peau. Comme des petites moiteurs qui montent aux mains, au visage... La grille, le code, la porte, l'ascenseur... Juste très proche, ton souffle qui appréhende, mais rien, je parle doucement, comme si nous n'y allions pas, dans l'exiguïté de l'ascenseur sang de bœuf. Tu ouvres les sécurités et je rentre, les baies vitrées sur l'eau, l'appartement blanc, le léger claquement de la porte qui se referme et je te regarde et tu as du rouge et ne sais pas trop comment cette évidence et cet appétit va se produire. Je mets ma main vers ton visage que ta main interrompt. Tu tiens le poignet, de l'autre, du revers, je caresse le velouté de ta joue un peu rose un peu chaude, je vois bouger tes seins lourds très bruns dans une échancrure de blanc. Je touche ta bouche, tu gémis, ne sais plus, marmonne, recule un peu contre le mur, je te dis, tu me montres les pièces et quand tu découvres la chambre, je te pousse un petit coup et tu tombes sur le lit de tout ton long les bras écarts avec un sourire, fatiguée de la journée, je te regarde, finalement tu me fixes et alors je mets un genou à terre, l'autre, je soulève simplement ta robe avec la main appuie légèrement sur le bas tu te laisses faire, mes doigts en repérage, des deux mains vers les hanches je dégage de façon ferme le collant et la culotte qui vient avec jusqu'aux genoux, puis aux chevilles et j'expose au grand jour de la lumière déclinante de mi-septembre l'émerveillement jamais démenti de la surprise du dessin, moussure, géographie de ton sexe. Ta vulve nue ouverte exposée soudain devant moi. Tu me regardes exhibant cette vulnérabilité immense de plis et replis et de rose qui luit déjà tout comme un étalement de pétales mauves chez toi et cette déconvenue un peu de la pilosité nettoyée avec cette juste colonne un peu ingrate et taillée d'une épaisseur noire. Je remonte par l'intérieur forçant un peu l'écart de tes cuisses, tu me suis encore sans rien dire et je plonge la tête avec l'appétit de ma langue qui s'effondre dans l’embrouillamini des plis et suintements. Je m'installe dans la dégustation de toi et les petits ronds dans l'eau jusqu'à l'effarement et la suffocation peut-être beaucoup plus tard de cet infime muscle de perle rouge. Je te lèche et te pourlèche jusqu'à plus soif. Tu as les yeux ouverts vêtue jusqu'au ventre avec tes seins qui respirent forts et je soigne cette flaque de peau blanche et crème et le gouffre rouge qui tant m'apaise, me nourrit et me repose. Caller ainsi vêtu aux abords de toi pour me nourrir loin dans la nuit rien qu'aux mélanges de ma langue, des gencives, des petites lèvres et des petites membranes qui te font un grand sexe rouge et compliqué comme un désordre d'algues. Tu hurles sourd à la fin dans la nuit tant tu jouis en saccades comme inattendues de toi.

 

Par Cathley - Publié dans : Les Palaces - Communauté : Relations amoureuses
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Dimanche 5 septembre 2010 7 05 /09 /Sep /2010 19:14

Fuir Boston vers les lacs de l’intérieur. Parler de tout. Ne pas décrocher. Prendre la chambre, tirer les rideaux sur le lac sombre. Et puis les voilages, le silence, se rapprocher. Cet effarement. Je regarde ses yeux. Je vois soudain toute la gène qui la saisit. Ce qu'elle voit dans mon regard qui la soutient avec attention. Toute une vie énigmatique, opaque, devenue un peu ennuyeuse forcément, immense dans certains âges. Quelque chose de si doux dans la peau, la joue, la plage sous l'œil et les mèches brunes fines en frange sur le front, déjà plus si jeune. Qui passe et repasse. Se penche. Soudain comme une petite velure un peu très brune sur l'avant-bras, le nez un peu droit, les lèvres un peu fines avec du carmin, de si jolis plis et des fossettes entre la joue, le nez, qui descend vers les commissures et comme un petit écho du froissé de peau, la fine chaine d'or assez près du cou. La robe bleu, talon, grande, vaste. Une grande femme brume. Quasi gênée un peu de cette stature. La marque visible du string qui exhibe l'ampleur de la fesse nue, le large cul, toute cette masse blanche que je vais dégarnir. Te lécher le cul, la peau, les yeux, les grains de beauté jetés au hasard de ta peau si blanche déjà si épanouie. Ta surprise,  ta voracité, ton appétit. Comment avec délicatesse et fermeté, tu défais la braguette, écartes le coton et extrais ce sexe dressé de toute la faim de toi et tu te mets à genoux et tu le mouilles, le serres, le sers, jusqu'à la luette. Tu ris de cette volupté voracité. Je suis debout, le costume gris Paul Smith, teeshirt et tu me suces avec maitrise et assurance. Tu sais faire. C'est doux et ferme. Tu as du beaucoup sucer. Tu fais tout. Tu baises. Tu aimes ça. Tu es dans le sexe. Ou plus assez. Déjà, tu y a été, et moins ces dernières années... Tu te souviens que tu as faim. Et tu me suces goulument. Tu compresses bien, comme un muscle d'intérieur, comme un intestin, comme un anus, tu ne relâches rien, et je monte, je monte, je sens l'irrigation, l'irritation, l'irisation. Tu épies les contractions de mon sexe et tu maintiens resserres la fermeté ne me relâches plus, sors mon sexe trempé, bandé, décalotté, luisant de ta salive et des lubrifications qui coulent par à coup de l'urètre congestionné de mauve, replonge jusqu'à l'étranglement dans tes bouillons de salive, tu augmentes encore la pression et tout le sperme par saccades se lâche que tu suces, aspires, avales et tu te relèves avec ton sourire d'ironie, satisfaite et tu me regardes avec juste une goutte un peu blanche qui glisse à la commissure droite. Je vais t'aimer.

 

 

 

Par Cathley - Publié dans : Les Palaces - Communauté : Carnets Libertins la suite
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