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  • : "un livre sur rien, un livre sans attache extérieure, qui se tiendrait de lui-même par la seule force interne de son style" G. Flaubert
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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 23:56
Tout remue dans des acajous qui grincent. A chaque gare, la nuit, on entend dans l’étouffement de chaleur “tchaï, tchaï” montant du quai. A un moment, je me suis retrouvé le nez dedans. Il y avait cette odeur chaude, acre et humide. Quelque chose d'un peu acide et rance dans les plis de l'aine et le rebord des lèvres mauves, un fond d'urine tapis dans les poils collés au pubis par la culotte que je dépiaute. Puis cette eau un peu plus saliveuse et légère quand je commence à lécher doucement à l'intérieur. J'écarte le rebours et m'enfonce comme sans fond. On s'ouvre et m'accueille. Je pousse, je nettoie autant que je fouille. Il y a de l'eau qui commence à venir. Ton sexe est propre, chaud, et je le laisse s'ouvrir, se déplier. Je m'applique de la langue à redisposer sans succès les fines plissures des petites lèvres en pagaille. Les poils si noirs, les foncés de bourrelures marrons. Cela baille, s'effondre de rouge dans l’ouverture et de suintements limpides et huileux. Je suis de la langue les contours. Les peaux avec les grains. Les lèvres. Je fouille et me disperse. Je glisse vers la commissure enfouit du noeud des petites chairs roses que je dégage. Un peu de nacre qui respire, que je couvre d'eau et contourne d'une mollesse de langue. J'absorbe le tout que j'aspire et remue.

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