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  • : "un livre sur rien, un livre sans attache extérieure, qui se tiendrait de lui-même par la seule force interne de son style" G. Flaubert
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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 17:08

s’éloigner d’une conférence regagner cette chambre sous un prétexte l’air chaud par les voilages les grands cactus et la baignoire sur la terrasse privé face aux rocs immenses du désert rouge d’Arizona un frôlement qui se prolonge en entrant de cette petite suite et tu laisses ma main qui se pose juste la respiration quand j'écarte à peine le tissu ou je touche d'abord appuie doucement sentir la mollesse un peu chaude quant au tout début que tu souris à la commissure avec un genre de dénégation et que tu laisses juste comme par accident d'abord et qui y reste mes doigts ma main qui de l'épaule passe à la joue qui est nue et tombe et touche comme par hasard la molle fermeté de ton sein tu me laisses un moment faire tu me regardes et mes yeux cherche dans un regard ou l'opacité de la couleur ou du noir de l'iris et quasi immobile je déplace comme une caresse sur les cotons ta bouche qui bouge qui brille un peu s'entrouvre tu me parles de choses anodines et ma main qui se saisit d'un coup au contact de ce doux de la beauté dans l'échancrure se glisse soulève un peu d'armature du soutien-gorge dans le confort chaud et d'une opulence un peu écrasée passe repasse palpant l’effacement de toute grenure je touche ton sein le découvre lentement en dessine le contour que je déplie défroisse qui se creuse s’étale avec ce pli humide sous le sein et se gonfle tant aimer caresser ce lourd sein chaud et pudique et s'arrêter comme au comble d'une érection à l'orée juste d'un disque large irrégulier sans épaisseur plus doux encore de l'aréole dessiner ces cercles des doigts à effacer le tétin la main qui se calle gobe la chaleur protégée du sein si blanc que tu ne montres pas cette chose à toi qui se gonfle avec ta respiration un peu prise davantage à mesure que je m'immisce que je lisse et relisse cette peau si douce de toi plus encore que l'intérieur des nymphes les petites lèvres humide des gencives viscères dont aucune laine de la chambre ni soie des linges n'approche je n'ose à peine pose à peine caresse comme une crème le pourtour de ton sein du mamelon inaverti et comme fondu dans la peau la gène qui à mesure monte dans ta voix comme une petite oppression une saccade légère du souffle avec nos yeux qui n'en disent rien et de la fermeté alors comme un ressaisissement de la pointe une rugueur qui te monte et que viennent irriter mes doigts comme un durcissement du têton et il y a derrière des roches rouges et un ciel très bleu et je le prends tout le soupèse l'enrobe et le couvre m'en repait de douceur comme un bain long où ma main en toi se fige et tu as la bouche qui s'entrouvre et tu ne parles plus un peu de chaleur un peu de moiteur quelque chose d'onctueux de ta peau comme un remuement ferme entre solide et liquide cette poche aquatique et mamellaire de notre vie animale que je presse un rien contourne appuie doucement en mesure le pourtour les fines transparences des veinules bleues que j’imagine cette protubérance de chair pour nourrir de lait les portées qui sortiront de tes jambes épilées de toute velure de notre vie des grands singes

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commentaires

bertfromsang 06/06/2010 06:01


parfois, quelques pas dans le sable suffisent...


Cathley 06/06/2010 23:52



pas même quelques pas, juste déplacer la main