Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Cyprine Palace
  • Cyprine Palace
  • : "un livre sur rien, un livre sans attache extérieure, qui se tiendrait de lui-même par la seule force interne de son style" G. Flaubert
  • Contact

Recherche

28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 22:43

La lumière est bleue comme en pleine nuit d’été. Il fait 5° au-dessous de zéro. Il y a des bruits assourdis et secs et des peaux épaisses qui tapissent le mur au dos du lit comme un autel de glace. Des torchères de fonte en cône brûlent aux deux colonnes du lit. Ta peau raidie de relief par le froid. Tes seins de pierre aux tétons devenus petits et durs comme une sculpture. La peau drue et figée qui hérisse des pilosités infimes comme une figue de barbarie. Le sein marron et la lèvre mauve. La glace lissée des marches, des tablettes et des miroirs. Des objets de glaces oblongs aux proportions immenses et annelées. Des épaisseurs de fourrures blanches sous les pieds nus. Tu es debout, nue, avec ton immense pubis de poils noirs, les bras le long du corps, glacée de froid. Tu ne bouges pas et je te regarde avec le seul rut qui se répand comme une flaque peu à peu dans ma peau. Je reste habillé et me réchauffe de ton exposition immobile. Je pourrais te faire fondre avec l’une des torches. Je pourrais serrer des anneaux de métaux à tes chevilles et tes poignets. Je me déshabille et tu ne bouges pas. Il y a mon sexe au gland rouge décalotté de tant bander. Je m’agenouille dans le froid de la peau d’ours. J’écarte tes jambes aux cuisses. Tu retiens ton équilibre et éloigne tes deux pieds. Je dégage de huit doigts l’ouverture en fourrure de ton sexe et écrase ma langue mouillée sur ta vulve rêche et fermée. Je la force de la langue qui enfonce sa largeur dans ta béance d’urine, menstrues et cyprine. Je laisse la langue, retire les mains que je passe par derrière et cisaille doucement en descendant la peau roide des fesses comme pour les découper au sang de mes ongles, enfournant ma tête pour essayer de lécher de ma langue le fond du ventre chaud. Je mange de tes chairs chaudes et rouges et te porte doucement pour t’enfoncer dans l’obscurité aux odeurs fortes du lit-housse tout de peau de rennes blanches et grises. Tout est chaud de céramiques emplies d’eau bouillante et de la velure animale dans laquelle je nous enfourne. La douceur épaisse des poils d’hiver des rennes, tes cheveux et aisselles en désordre. Je garde ma bouche à labourer ta vulve en pivotant dans ce lit de bête immense et étouffant. A mesure que la sueur te vient, que la peau se répand et s’étale en masse flasque et huileuse. Ma bite bat ton visage à mesure que je te pourlèche le contour de vulve et l’intérieur et le chiffon usé et le fond de nacre que tu as tant caressé, frotté. Avec une lenteur de ralenti à mesure que l’oxygène manque. Le bout de mes doigts danses le long des aines, aux périphéries de tes poils inépilés et noués par mèches de sueur, je touche le ventre, le cul, je passe dans la fente, menace l’anus, reviens dans la langue pour écarteler mollement toute la béance de tes lèvres devenues avachies et sans retenues comme ton éructement rauque qui soudain répand de nos baves partout dans les bêtes. Je jouis, tu dis.

Partager cet article

Repost 0

commentaires