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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 15:40

Il y a eu ces derniers jours de redoux. Les chaleurs qui rendent un peu d'humidité à l'onctuosité de la peau. Il n'y a aucune énigme, aucune attente, simplement la pulpe et cyprine qui collent les robes légères. J'ai passé ma vie à simplement peindre le suint d'épaisses vulves mouillées et les flaques d'aréoles de seins lourds. Il y avait mes doigts lents d'abord le soir dans Office at Night quand je remontais cette robe fourreau bleue trop ajustée qui plissait entre la mollesse des fesses, sans culotte, ton petit chignon noir et que je te penchais sur le feutre vert et chêne sombre du bureau, la fenêtre béante au store crème levé sur la ligne T du métro de Manhattan et le sillage découvert, avec majeur et index dans la sueur des callypes blanches que je dégage, de fins poils noirs collés à la raie de ton anus mauves, détendus de plis qui cherchent mes doigts et la vaste  anse de lèvres larges et chiffonnées de rouges et huiles. Je n'ai jamais peint que d'immenses vulves rouges derrière ces scènes immobiles et impassibles. Un petit clapot de vulve tojours dans le silence de mes toiles. Et puis tout le foin si noir de ton pubis et de tes aisselles et de ta nuque, de ta peau très blanche qui marque si bien le rouge. Tu as écrasé tes seins et ta robe de coton klein, tu as fait tomber des papiers et le téléphone de bakélite noir, j'ai fini de retrousser le vaste bulbe de peau blanche, il y a la canne du parapluie dans l'angle du bureau. J'épluche tes lèvres trop vives dans la lumière électrique, je lisse de petits bouillons incolores comme une eau de plaisir. J'offre par toutes les fenêtres béantes de New York le soir, de Cape Cod, de Rhode Island des vulves exposées que je recouvre à peine de robes si légères qui se mouillent et se moulent aux plis de belles filles à la nuit qui suintent.

 

Quelques toiles dans cette chambre avec poutres pour ce court séjour d'arrière saison avec ces bosquets de marguerites au bord de Chatham harbor. Prospecter avec Jo et acheter un atelier ou un terrain ici pour cette lumière Atlantique très blanche. Je fais les plans de ces pièces de bois à larges baies où tu poses nue en plein jour avec ton pubis fourni des grands singes.  Je peints le silence de ton corps si blanc avec le resserrement-évasement des peaux, tétons, grosses lèvres, ta bouche et tes yeux qui brillent où sommeillent, tu suis les gestes du crayon. Quand je pose les huiles de ton ventre et que à bout par moment tu m'interromps. Ce qui de tant de retenue déferle une fois la toile reposante.

 

C'est l'été, culotte et seins lourds, blonde, robe blanche, Summertime, les villas du Maine, gravures, aquarelles de the Mansard Roof ou huile de House by the Railroad. Tu sors sous l'auvent appuyée à une colonne, personne que ce vent chaud dans des herbes. D'abord nue avec tes mamelles qui se dressent, tétons durcis de rouge, les poils blonds clairsemés au pubis comme des cheveux de poupées exposant les avachis de petites lèvres rouges échappés de ta vulve glabre. Des talons du Girlie Show qui offrent tout, le blanc ovoïde du vaste ventre jusqu'à sa fente et l'ombre des seins humides de remuements avec des aréoles qui passent de drus à puffy. Ecoulement du doux rose-peau au doux mauve-flaque des tétons qui se déballent à l'opulente mollesse de tes mamelles de lait. Ton chapeau blanc à ruban noir d'abord, la main droite à la colonne et la gauche qui se caresse debout puis se détache et je finis et fige le tableau en jetant une robelette de lin qui moule tout et laisse une culotte en transparence. J'apprends à serrer peu à peu les tissus dans la peau qui colle un peu et tend les fils qui se mouillent. Je peins des vêtements quand tes doigts pressent si fermes et doux dans la large vulve rouge qui baille avec le temps. Les petites lèvres qui se fripent et prolifèrent dans ce confort vermillon où je puise mes huiles. Summer evening avec ta jupette pale qui s’enfonce dans le creux de tes doigts et les seins gras écrasés de soie et sueur. Ou assise en soie rose la vulve a l'air dans Morning Sun en te finissant doucement face aux briques et lecteurs dont j'ignore tout sur un grand drap blanc avec des reflets bleus qui chauffe les mèches maintenant si humides des poils roux dans tes jambes ouvertes. Comme une fuite qui au soleil soudain prolifère en mousse, rhizomes et tâches de carminides en filets blancs et mauves.

 

Et puis qui bifurque, se tourne un peu avec le passage des croupes. Cul sous robe rose dans Night Windows, vent dans les voilages et ton cul blanc en levrette nue dans Moonlight Interior et Evening Wind. Du vent, des livres, des fenêtres et les deux orbes pleins que j'écarte. Y tremper les poufs de poils drus  pour ces visques avec des filaments qui s'étirent puis que j'écrase sur des grains rudes de toiles que je tends. L'anus avachi par l'épuisement des muscles et tissus, la vulve baillante des grands mammifères rouges à velures, et puis déplacé plus tard vers les contracticules du sphincter, les résistances anales pour congestionner la verge moins vigoureuses, et là tes fesses élargies et molles avec un peu de relief qui s'affaissent de feu la bel orbe si plein et si ferme de ton immense cul des années aux cours de Robert Henri à la New York School of Art. L'anus baillant de cette après-midi de sodomie et je t'ai laissé au fond le blanc-visque avec ce livre de Platon, Phèdre ou Banquet et mon corps repus et épuisé de toute cette peinture. Excursion into philosophy. Émile Zola à Goncourt ce 22 janvier 1889 "oui, je ne vois pas passer une jeune fille comme celle-ci, sans me dire: ça ne vaut-il pas mieux qu'un livre!" Je me concentre sur la lumière et l'ampleur des croupes, que me chaut les visages. Juste ce court chemisier de soie sauvage. Je suis assis. C'est le soleil qui bute sur ton oeuvre obtuse. Tu laisses couler le sperme chaud qui va tacher le drap bleu. La découpe de la lumière qui exhibe ce repos de ce fondement il y a un moment juste surélevé sur tes genoux, que tu me tends, que j'écarte avec la rousseur frisée des poils, mes mains bien callées aux deux hanches, que j'ai léchées de petits bouillons de salive et cyprine, commençant bas pour remonter au trou, ton visage écrasé et tes seins regardant le soleil, à mesure que je pose mon gland de congestion sur l'oeil étroit. Le grand silence qui règne partout. Un moment dans toute la pièce baignée de l'aube. Je peints avant, ou après la débâcle de ton corps meurtri d'avoir tant du durer dans l'éventrement de sodomite, le temps de faire remonter le sperme du fond des entrailles, de la première douce et infime percée du gland, à l'embourrage sans retenue de la verge qui te fouille jusqu'au hoquets rauques dans des ruissellement de sueur qui ont trempé tes seins et dans la raie aux mèches collées, laissant un bâillement encore plus béant à chaque fois que sort un instant puis ahahne à nouveau mon sexe luisant de sphincte. De plus en plus acerbe dans les interviews et là écartant toi-même de tes ongles saignants le gras de tes fesses pour que tu jouisses si violemment de cette accélération contre nature. Les claquements humides de nos viandes plus molles avec des gémissements rauques et sans retenus. Un épuisement de tout et hargneux que nous cherchons à arracher au fond de rien. Chercher à jouir encore.

Nous avons été voir les voiliers des baies de Castle Hill à Rhode Island. Je dégage nos grands vides, des blés mures, des avenues désertes, les toits des villes, les comptoirs la nuit, des bois, du ciel, des mers... avec ma vie paisible sous de légers textiles dont je couvre les œillets troués de mauves dans de vastes lunes blanches la nuit. Le matin j'expose à nouveau les foins jaunes d'avant les épilations, avec des bains de soleil de ces vulves dont les doigts maintiennent l'humidification des cyprines. Cap Cod morning, People in the Sun. Debout, à des bow-windows, sur des transats... les yeux fermés dans la chaleur du matin qui monte. Se caresser pour préparer les rencontres. Je peins notre bienveillance disponible à la jouissance. Je passe des heures avec des touffes de poils rudes que je travaille dans des matières de visque et de pigments et que je caresse, plie et étale avec le soin infini qu'il faut à l'irrigation des vulves. Hôtel lobby, ce vieux couple en manteau, près pour le spectacle, tu décroises tes jambes sans lâcher ton livre, le coton bleu de ta robe qui se remonte, les poils si blonds qu'y saille le très fin dessin de petites lèvres rouges.

 

Je n'ai peint que des vulves rouges dans des paysages en silence qu'on a cru puritain.

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commentaires

Cathley 29/12/2012 19:25

Donc bifurcation de ce que l'exhibition s'autorise. Suivre les deux bifurcations sans prise bien sûr sur l'envie ou pas d'exposer, décrire, dissimuler ou pas. Il faut comme il pleut ;-)

mariemouillette 27/12/2012 22:55

rire : "il faut"
...je suis très réfractaire en ce moment
j'honore uniquement les responsabilités et les devoirs que je me suis assignés.
Donc si tant est que vouliez toujours en savoir plus; le choix de me donner ou pas l'envie de satisfaire votre curiosité vous appartient.
En m'envoyant un courriel avec une adresse (j'ai une préférence pour gmail ou skype mais it's up to you ;-)
je vous bise ;-)

Cathley 26/12/2012 23:08

Marie, il faut en dire plus : que fais-tu, là précisément à cette lecture ? Et puis "entourée de ces livres" : de quels livres t'entoures-tu?

MarieMouillette 26/12/2012 18:15

les lèvres ,les vulves ou les valves cardiaques se fondent
en battements extrasystoliques et saccadés

Cathley 26/12/2012 17:14

Marie, pour que les lèvres? les doigts? se mouillent... Quels livres? La baie sur quelle pluie?