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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 23:53

Tu retires tes talons, défais tes vêtements et la culotte en chiffon. Je te regarde, dans la raie de lumière au travers les rideaux entrouverts qui expose soudain le désordre discret de ton pubis clair. Comme de fins poils soyeux de poupée. La peau et le gros pli de vulve soudain exhibé par tes poils trop rares. J'aime ta forme de gène. Ça va ? Je tends la main que tu interceptes avec tes doigts que tu poses dans les miens. Je pousse un peu. Debout vêtue avec ce sexe nu. Tu résistes. La douceur de tes doigts. J'appuie un coup. Tu te laisses tomber à la renverse sur les broderies compliquées de fils d'argent du couvre lit, les jambes ballantes que j'ouvre. Je suis tes yeux qui s’accrochent aux arabesques du lustre. Ta petite veste impeccable sur un soutien gorge sombre dans l'échancrure. Et le ventre si blanc qui en sort avec le bombement de Tout qui proémine. Je touche un peu des doigts l'intérieur de ta cuisse droite. Je ne te rejoins pas. Quel projet? Images qui te reviennent occupent ton regard enfuit dans des moulures qu'il ne retient pas. Je vois ton sexe. Je regarde ton sexe. Tout est épais et chaud dans la chambre de L'Hôtel. Des grotesques sous le dôme. Avec des broderies d'or aux damasseries de velours sang de bœuf. Comme une troisième lèvre qui départage les deux grosses quand je pose mes genoux sur l'épaisseur d'un tapis ras. Je caresse ton ventre du plat des doigts. Je passe. Je prépare ta peau. Je détends ta peau. Je place doucement le plat mouillé de ma langue sur le haut de la commissure. Je caresse du revers de l'ongle l'aine. Je ne surveille pas ton souffle qui se heurte un peu. Quand je découvre la douceur d'une peau chaude et comme abandonnée. Goûter une nouvelle peau. J'écrase ma langue et l'enfouis avec une infinie lenteur dans l'écartement des deux lèvres. Le moment où l'humidité de ma langue rencontre l'humidité protégée des chiffons de peaux comme des pétales-éponges de petites lèvres qui baillent enfin. Alors je commence à te lécher. Avec application. Avec tournure et contournement. Je fouille, je farfouille. Je te lèche dedans et aux abords. J'appuie, j'attends. Je veux que l'eau te monte. Je suis là tout au service de tes  lèvres petites et profondes. Il y a un divertissement de Mozart pour clarinettes et basson. Je bave un peu dans ton eau. J'enfonce. Je saccade un peu la pointe de la langue. J'écarte et je laisse se mouler à ce que ma bouche approfondit dans tes moiteurs onctueuses. Je sens l'amollissement du bâillement et de la relâche dans la masse devenue gonflée de vulve. Je lèche. J'arrête. Je laisse l'emmitouflement de serres chaudes. J'exhibe et laisse un peu de froid saisir cet intérieur de toi et de striures rouges. Ne pas remonter de ces fonds bleus sans avoir senti le hoquet suffocant de ton assaut de cyprine.

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