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  • : "un livre sur rien, un livre sans attache extérieure, qui se tiendrait de lui-même par la seule force interne de son style" G. Flaubert
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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 22:29

Ne rien épiler. Jamais. Je remonte la raie. Les poils en broussaille, inégaux, qui s'étendent sur le grenu de peau de tes fesses. Une vaste velure du temps des grottes et des ruts à quatre pattes. Tes poils en mèches humides. Les longues boucles noirs et les emmêlements de ton tapis de singe quand je t’écarte des deux mains pour dégager l’anus et ta vulve qui baille un peu. La sueur ou la mollesse moite enfoncée dans l'opulence obscure du cul. L'étendu de flasque de ces masses larges et blanches où tout bouge et se remue. Et la marque rouge et saisie quand quelque chose claque avec violence sur la viande des fesses. Envie de te faire quelque chose comme ça. Quand je te désire trop. Que je me retiens un peu. Après trop d’heures que je te vois à te frotter des jets-douches hydromassants comme insouciante de tout. Alors, je te caresse longuement du plat de la main. J’étale ce blanc de ta peau comme une huile de cyprine. Tu es allongée sur le ventre encore chaude et mouillée d’un bain victorien derrière les verres dépolis après les fouets d’eau. Toute affairée dans le Cunnus Hortulus d’un Anonyme Espagnol du Siècle d’Or.  Tes jambes et tes cuisses écarts entre lesquelles j’avance doucement. Je contemple le suintement de tes orifices impréparés et avachis dans leur buissonnage de ta peau brune d’Erevan. Je te touche la mousse et tu lis tes chers auteurs. Je calle mes deux mains sur les deux gras et lèche le suintement et la sueur de ta raie. Comme la fine raie rose qui fend le marbre noir au sol du Meridian bar au rez-de-chaussée après une valse molle à l’Hofburg et de la chantilly au Café Central. J’aime que tu lises quand je te lèche lentement les petites lèvres qui fuitent et l’anus qui se gonfle, se resserre, appréhende, se détend, s’évase et m’ouvre le boyau de tes organes. Je te fouille et te pourlèche. Que j’irrigue de ma langue qui se pointe dans les grenures de ta peau. Des lamelles rougies de tes nymphes que je lippe. Je serre avec mes ongles dans ton gras à mesure que je m’enfourne en toi. Tu redresses un peu la croupe et murmures quelques vers de Ronsard.  Mes ongles. Et j’étale le plat de la langue et de ma bave dans le trou de ton rouge. Je l’agite avec ralenti dans la suffocation que je veux te faire monter retirée au fond de tes lectures. Tu cries un peu : « je jouis ».

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commentaires

Kiara 09/02/2010 19:03


Bienvenue dans la communauté "intime et décalé" qui abrite des blogs très variés!!!
A bientôt pour de nouveaux articles, intimes et/ou décalés!


Cathley 09/02/2010 23:03


Intimes et décalés ! Voilà qui nous va...