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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 16:33
Un trou rouge que nul organe ne comble. Remontés des Bains d’Orient de Louise et du Comte Palffy après les chocolats épais Café Gerbeaud. Dilatée d’abandon. Plus même d’orgasmes dans cet étalement du désir et de l’attente.  Je lisse des doigts tout le pourtour de toi. Je vois battre ton coeur et tes veines dans ce fond que j’écarte. Je te lippe, je te lappe, je te lèche le cul. Mes mains, je mets deux, puis quatre, puis six doigts qui t’éventrent. Je lèche le boyau rouge. J’y secoue ma langue. Ta croupe se surélève avec suintement, gémissement et abandon dans les balcons du Danube vers les dômes du Gresham Palace. Comme un syphon de rouge. Un magma de tes boyaux au fond de l’anus qui est mon horizon. Le sphincter n’a plus de résistance. Les eaux pourraient désormais te noyer par le fondement. Comme les supplices des Jardins. Mais j’en caresse la fragilité. Comme une glace négative. Un trou d’abondance. Une impasse. Vaste lac rouge peu à peu ouvert au beau milieu du blanc de ton cul. Je vois tout ce qui se mouille un peu plus bas. Je caresse le blanc opaque. L’opulence aveugle des fesses. Je m’enfourne. Le nez, le menton, un bouc de deux jours qui en irrite le retroussement. Un trou rouge que nul organe ne comble. Sans fin.

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