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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 14:40

Tu es accroupie en œuf sur le lit. Tes genoux au menton que tu serres de tes deux bras. Tu te recroquevilles. Ta robe de soie fait des plis et se chiffonne, remonte un peu trop par endroit. Je vois tes longs et fins cheveux noirs. On entend la circulation constante toute la nuit, on a  ouvert sur la moiteur de l’île pour échapper encore à la climatisation. Plus de 38°. Il y a des matelassés verts dans la chambre et du marbre noir dans la salle de bain. Juste une vitre entre les jets et la chambre, que je te vois ruisseler d’eau quand tu te laves de tout ce sperme. Je revois la tâche d’amende humide que tu laisses sur le bois vernis avec un de tes poils noirs comme un fin ver sur les bancs du Star Ferry venant de Tsim  Sha Tsui. Tu ne mets pas de culotte à Hong Kong pour que j’y réchauffe ma main quand on se pose un moment dans les bars et les terrasses comme à Rome. A la Cavern dans Lan Kwai Fong tu me laisses te fouiller avec un rap par un groupe punk chinois. Tu  m’entraines dans les toilettes rouges pour filles. Je me mets à genoux et par la fesse dégarnie de soie je pousse dans les plis. Là dans la chambre lourde, juste mon sexe qui bande hors du jean et je suis au fond de tes épaisseurs de lèvres baillant sur une fine ourlure de mauve. Je suis bandant jusqu’au fond de toi. Ne bougeant plus avec la rumeur de nuit des autoroutes dans Hong Kong. Ta peau est mouillée de la sueur de tes danses molles et continues. Tu te déloves et repasses dans mon dos, baisses mon djean Jack & Jones par les fesses. Tu attrapes mes couilles et mon sexe entre mes jambes, tu y fourres ta tête et tu me lèches les boules, les poils. Tu enfonces ta bouche et jusqu’à l’étouffement de la gorge pour couvrir ma verge qui gonfle dans ta bouche jusqu’aux poils moites qui collent à mon pubis. Je sens tes dents qui mordent lentement. Etalé sur le ventre, face à la nuit de plein jour de Causeway Bay, les jambes écarts avec ta tête dedans et le jean chiffonné aux genoux. Tu me suces et m’empales. Je regarde la nuit et me laisse à ton massage. Tu lâches ma verge avec les marques de tes dents et du rouge. Tu remontes l’a plat de ta langue ferme au milieu des poils de ma raie et butes sur les nodosités mauves de mon trou. Tu me pourlèches l’anus et y rentre ta langue. Tu le détends. Je reste immobile. Tu détends et amollis comme on prépare une fille pour de la sodomie. Tu m’huiles de ta salive et puis je sens tes doigts. Tes doigts qui caressent le bord. Qui s’y glissent. Tu lèches et caresses et je sens deux, trois, tes quatre doigts fins qui me sodomisent. Ils passent et repassent et détendent peu à peu le refus du sphincter. Tu tournes ta main qui me fait mal à mesure qu’elle pousse, force, rentre, comme arrachant des poils. Comme une douleur qui me surprend et me suspend et tu forces les quatre phalanges et me déchires et ta main me rentre lentement, douloureusement aux boyaux. Et soudain, comme une membrane de chair passée, je sens mon ventre qui aspire ta main, les muscles de l’anus qui se replacent, se rétractent, absorbent ta main qui remue peu à peu, se tourne et le sphincter qui se referme à ton poignet comme un apaisement. Mais tu ne cesses pas, tu me remues. Et de lenteur à un peu plus de fermeté, tu tournes, forces, avances, retournes… Je pense à ton anus dans la touffeur de la nuit que je saccade de ma bite. Et ta main qui prend de l’allure. Avance, renfonce, tourne. Le marbre noir et les miroirs de la salle de bain, et les fils de lumières du Nooch bar, les plastiques oranges et les orchidées blanches, me brouillent la vue. Tu me fais mal et tu es de plus en plus rapide. Violente et enfin tu sors à nouveau ton poignet de ma béance. Et aussitôt tu y replonges jusqu’au rouge de mon fond de ventre. Je sens le sang, la glue de mes colons. Et comme ton poing, qui rentre, qui butte, qui sort, tout s’ouvre, comme une offrande de moi. Et tu accélères. Et de plus en plus vite et comme une fin de coït d’adolescent. Tu t’épuises à me fister comme pour m’anéantir. Tu rentre et sors de mon trou sans relâche. Te venger ou te débattre. Et tu me retournes sur le dos, enfonces ton poignet au fond de mon anus où tu déplies ta main, écarte tes doigts, en engloutissant ma verge engourdies dans ta bouche. Jusqu’à ce que rapidement tout le sperme me monte que tu suces, aspires en me regardant avec ton air doux et noir de triomphe avec ce qui bave à tes commissures comme une vampire de sang blanc et laiteux.

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