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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 22:54

Parler de tout et de rien avec un peu d'émotion dans la voix et la peau. Comme des petites moiteurs qui montent aux mains, au visage... La grille, le code, la porte, l'ascenseur... Juste très proche, ton souffle qui appréhende, mais rien, je parle doucement, comme si nous n'y allions pas, dans l'exiguïté de l'ascenseur sang de bœuf. Tu ouvres les sécurités et je rentre, les baies vitrées sur l'eau, l'appartement blanc, le léger claquement de la porte qui se referme et je te regarde et tu as du rouge et ne sais pas trop comment cette évidence et cet appétit va se produire. Je mets ma main vers ton visage que ta main interrompt. Tu tiens le poignet, de l'autre, du revers, je caresse le velouté de ta joue un peu rose un peu chaude, je vois bouger tes seins lourds très bruns dans une échancrure de blanc. Je touche ta bouche, tu gémis, ne sais plus, marmonne, recule un peu contre le mur, je te dis, tu me montres les pièces et quand tu découvres la chambre, je te pousse un petit coup et tu tombes sur le lit de tout ton long les bras écarts avec un sourire, fatiguée de la journée, je te regarde, finalement tu me fixes et alors je mets un genou à terre, l'autre, je soulève simplement ta robe avec la main appuie légèrement sur le bas tu te laisses faire, mes doigts en repérage, des deux mains vers les hanches je dégage de façon ferme le collant et la culotte qui vient avec jusqu'aux genoux, puis aux chevilles et j'expose au grand jour de la lumière déclinante de mi-septembre l'émerveillement jamais démenti de la surprise du dessin, moussure, géographie de ton sexe. Ta vulve nue ouverte exposée soudain devant moi. Tu me regardes exhibant cette vulnérabilité immense de plis et replis et de rose qui luit déjà tout comme un étalement de pétales mauves chez toi et cette déconvenue un peu de la pilosité nettoyée avec cette juste colonne un peu ingrate et taillée d'une épaisseur noire. Je remonte par l'intérieur forçant un peu l'écart de tes cuisses, tu me suis encore sans rien dire et je plonge la tête avec l'appétit de ma langue qui s'effondre dans l’embrouillamini des plis et suintements. Je m'installe dans la dégustation de toi et les petits ronds dans l'eau jusqu'à l'effarement et la suffocation peut-être beaucoup plus tard de cet infime muscle de perle rouge. Je te lèche et te pourlèche jusqu'à plus soif. Tu as les yeux ouverts vêtue jusqu'au ventre avec tes seins qui respirent forts et je soigne cette flaque de peau blanche et crème et le gouffre rouge qui tant m'apaise, me nourrit et me repose. Caller ainsi vêtu aux abords de toi pour me nourrir loin dans la nuit rien qu'aux mélanges de ma langue, des gencives, des petites lèvres et des petites membranes qui te font un grand sexe rouge et compliqué comme un désordre d'algues. Tu hurles sourd à la fin dans la nuit tant tu jouis en saccades comme inattendues de toi.

 

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commentaires

mouillette 25/11/2010 16:40


Sous la lumière froide de novembre, cette dégustation est également un émerveillement et une émotion érotique qui m'a délicieusement troublée , merci.