Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Cyprine Palace
  • Cyprine Palace
  • : "un livre sur rien, un livre sans attache extérieure, qui se tiendrait de lui-même par la seule force interne de son style" G. Flaubert
  • Contact

Recherche

23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 07:02
Nous trainons dans le Jardim Botânico. Il y a les petites gouttes huileuses aux sépales des orchidées et des envols de toucans. Les cattleyas tigrés, les fins fils de nymphes rosissant de miltonia, des coryanthes mouchetées de miel dans de l’ocre sienne et des cochleanthes blanches avec veinules roses qui bavent un peu dans du velouté de pétales. Au-delà des allées de palmiers, des pierres rongées d’anciennes fontaines. Je te détaille accroupie dans les grappes difformes des epidendrum et rodriguezia. La chaleur humide qui colle et exhibe.
La chambre lounge du cinquième donne sur la baie de Guanabara. Nous avons comme souvent substitués quelques gravures de l’Arétin aux sépias fades avec cadres dorés de la chambre. Sur la petite table d’acajou tu caresses les bulbes de ces orchis fils d’un satyre et d’une nymphe. Je déboutonne dans le dos le fin coton qui éponge ta sueur. Tu me défais ceinturon, jean et boxer. En vrac, sur la moquette avec les îles entre les balustres. Je vois le remuement lourd de tes seins. Tu chevauches et me gobes. Je tire les chevilles et tu t’affales. Tu gardes les couilles qui t’étouffent un peu. Tu mords et suces cette peau de frippe. J’écarte tes jambes sur mon visage, la robe retroussée, j’écarte la culotte et tu bailles de rouge lisse. De la poisseur moite de nos errements au parc. De l’acreté de fin règles, ton huile, un peu d’oncte blanche et un goût chaud d’urine mêlés. J’appréhende un peu ce que tu fais dans mes couilles. Et je te lèche comme une toilette jusqu’au plus grand fond que ma langue atteind. Je l’agite ou la repose. J’appuie comme la bandant ou je la laisse s’écouler dans le fil des plis. Les petites hachures et corolles de roses. L’ensemble gonfle et se déplie, comme une vulve botanique, comme une poussée tropicale. De ta main tu me branles. Je mets de la salive sur mes doigts et commence à forcer l’anus. Pour ce séjour lisse. Plus la moindre pilositié sur tout ce vide qui te fonde. A pleine bouche je t’absorbe, pousse maintenant quatre doigts que je remue et ta main devient plus forte et saccadée dans l’étuve jaune de cette chambre 504.
Rio. Où le corps de Zweig fut retrouvé un matin enlacé par le bras gauche de Lotte.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Cathley 26/12/2009 22:59


Merci de cet accueil, je prends le temps, de fouiller ce que cette communauté recèle.


Beaverstef 23/12/2009 13:05


Je découvre votre blog, et c'est avec plaisir que je vous souhaite la bienvenue au sein de ma communauté... Je suis d'ailleurs touchée que vous l'ayez choisie.
J'apprécie beaucoup votre façon d'écrire, au delà même des épisodes racontés, la mise en forme de vos textes est très agréable, si je puis dire çà ainsi.
Dans l'espoir de vous relire bientôt
Beav'