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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 21:18

Tu es allongée et tu rampes sur le bois. Je te vois de haut, belle étendue nue sur les lattes de parquet sous la mezzanine. Toute la nuit on a laissé Miles Davis sur un fond de pluie. La baie vitrée dans la chambre donne sur la douche. Il y a de l'eau et de la buée partout. Tes poils d'hiver sont mouillés par mèches comme gouttant d'urine. Tu te mets à quatre pattes entre les deux glaces qui font un troupeau de toi. Je te regarde te déplacer comme ça. Tes seins qui pendent. Tes genoux rougis. Tu te calles et tu attends. J'ai un petit sachet échantillon de lubrifiant que je déchire au-dessus de tes fesses. J'étale doucement tout ce gras. Descend par la fente écart entre les deux fesses. Commence à masser du bout des doigts l'anus. Les deux majeurs et index détendent, malaxent, entrouvrent. Du gras rentre dans ton cul. La peau bourreleuse de l'anus se retrousse un peu, les grumeaux de peau rose, je lèche. La langue rentre facilement, je bave pour augmenter le flic floc de ton trou qui a relâché le sphincter. Des nodules de rose, de mauve par lesquels tu pousses avec tes petits cris des tassements de merde et qui là, luisent de propreté sortie de la douche et se dépiautent comme un lapin dont on retire le fourreau de peau. Je te pourlèche le cul, laisse couler la salive que je cherche, je mâchouille avec ma bouche les épaisseurs fripées des lèvres de ton trou de Sodome. Je lape, caresse et agite ma langue, que je détende, aspire ta peau velouté d'intérieur, comme un abandon d'ouverture. Des deux mains, je te macule, que tu brilles de lubrifiant, de cyprine, de liqueur d'anus. Ma langue qui s'effondre dans la fente ruisselante, les mèches épaisses, l'épluchure de tes lèvres bombées, les fines lamelles de rose qui se déploient et que je suce avec douceur pour frotter un peu les replis de nacre dont j'approche. Passer et repasser avec une très grande lenteur. Ne rien précipiter. Tu ne bouges pas. Je caresse ta croupe. Je lisse le velours de tes cuisses. Te rendre insupportable l'attente. J'ouvre le bâillement derrière de mes doigts et ma main qui s'immisce... De ton trou béant, la croupe légèrement surélevé, de belle évidence. Je caresse et je lèche. Regarde un peu de loin, à bout de doigts. T'écouter geindre. Je te lisse, je te lustre. Te faire briller. Ta vie intérieure.

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