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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 13:44

Tu es affalée sur le couvre-lit de velours rouge, couchée sur le ventre, les bras en croix, les longs cheveux défaits qui s'étalent sur les draps, le dos blanc, les épaules. Les pieds nus sur un sol de tapis de laine mauve et la grasse croupe blanche bien callée au rebord du lit, des claires-voies et des rideaux tamisent la chaleur écrasante du désert de ces villes artificielles. Oasis des dollars du pétrole redessinant des jardins, canaux et jeux d'eau d'Arabie. On marche dans d'immenses ksars sortis du sable, avec poutres d'ébène et portes massives frappées de cuivre. Tu as tes bracelets de pierreries sertis aux hauts des bras. Une main qui cherche le froid d’une des colonnes de marbre noir pour le ciel de lit. Des incrustations d’or d’anciens empires sous un velum de soie sauvage. Ta peau si blanche marbrée de rouge. Comme un peu gonflé de chaleur, fragilisé du soleil cru qui a brûlé ces flaques de fesse exposées ce matin à l’abri des moucharabiehs. Ton opulente nudité comme offerte. J’écarte l’ampleur de l’ensemble. Je dépose bien au renfoncement mauve de l’œillet central quelques gouttes de l’huile verte que de deux doigts je caresse et imbibe. Je déplie avec douceur les fines fronces de ton anus violet qui brille dans le blanc de ton cul offert. J’étale les fins duvets qui frisent l’ourlure de ton cul. Je masse et malaxe jusqu’à ouvrir et détendre ce trou que tu redoutes. Il y a comme de fines soies de peau et des grumelures de roses. Il y a les petites nodosités d’une chair de poule et le luisant des viscères qu’on expose. Ton anus suinte et se lubrifie et baille de l’huile et des petites mousses de mes caresses qui t’ouvrent. Tu regardes vers l’horizon du vingt-cinquième étage de cette voile, les yeux grands ouverts et le trou abandonné à mon désir qui s’embrouille. Le sphincter sans plus de résistance et je viens pauser un peu ma langue dans cette béance de ton ventre. Je la pousse un peu encore davantage pour lisser et préparer l’accueil de ce palier vers tout l’intérieur de toi. Jusqu’où cette fois au fond des profondeurs vais-je pouvoir te fouiller. Jusqu’où ton hoquet d’abandon va-t-il supporter mon enfouissement en toi ? Il y a cette fine collerette qui recoud le passage de l’anus à la vulve. Les rigoles infimes et un peu symétriques qui s’effondrent vers le cratère de ton point de remugles. Ta douceur et les petites grenelures de poils absents. J’écarte tes deux belles fesses et le moment des grandes irrigations de moites et de colle me congestionne. Comme une ouverture béante de rouge suintant et qui respire de ses muscles épuisés. Il y a un grand trou rouge dans ton cul exposé au milieu de ce lit de palace posé sur une estrade d’autel. Je me calle à tes hanches et tu te ressaisis. Les yeux qui se rouvrent d’un coup au moment où lentement et sans plus de renoncement possible le contacte et l’enfournement immense et infime commence avec la lenteur des mouvements des plaques de l’écorce.

 

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commentaires

Lilly 20/04/2010 19:55


Je savoure vos textes..... et je ressens un émoi non négligeable!!!!!


Cathley 22/05/2010 20:01



alors, ne pas négliger... ne rien négliger