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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 01:33

Tu vas, tu viens, tu t'engloutis au hammam, tu refiles vers la médina, tu passes des heures chez Dar Moha et Demeures d'Orient dis-tu ou au Comptoir Darna, tu reviens épuisée, ce matin avec l'odeur sirupeuse d'un savon gras d'Alep, plus tard avec un huileux parfum de sueur, cette moiteur rance dans la raie de tes fesses et aux plis des aisselles lisses. Tu te défais alors et te vautres nue sur les tapis, les banquettes soyeuses en fils de métal ou les draps de coton éventrés de la chambre. Je te regarde luire avec de l'eau de sue qui te goutte aux seins, au ventre, au visage dans l'épaisseur du matin qui monte dans ces pièces d'hiver calfeutrées et surchauffées. Je suis venu passer ce week-end du 3-4 janvier. On s'est retrouvés pour dîner vendredi au Djellabar. Je ne sais plus trop où tu en es. Juste le temps de s'installer en salle et de sentir mouiller tes petites lèvres exubérantes d'une main que je passe sous la table en attendant la cannelle forte de nos pastillas. Tu me dis milles choses et toutes les stupeurs et larcins que Facebook ne dit pas. Là je suis sur la terrasse avec ce carnet de croquis de Delacroix et quelques livres au filet bleu nuit et je te regarde m'observer élargie de sueur avec ta vulve mauve, un large triangle très noir taillé ras dont tu n'as réduit aucune surface, d'où prospèrent toute la douceur et violets sombres des nymphes à l'éventrement de ton trou. Tu me regardes et te caresses, avec la mollesse marron des tâches d'aréoles de tes petits seins flasques. Qui se durcissent et proéminent à mesure que tu te lisses le sexe. Soudain, c'est la très grande lenteur de tout qui s'installe après cette espèce d'agitation un peu hystérique depuis mon message du 31. Tu ne parles plus, tu fais de petits gestes au pourtour de tout. Qui appuie et tourne dans ce ruissellement de fouillis des lèvres cobalt et rouille autour du clitoris. Je te vois trembler avec tes yeux qui se perdent. Je laisse tout en plan et rentre dans la pièce. Je bande avec ce désir si fort de t'entendre jouir. Ce que tu dis quand tu jouis. Ce désir du sperme qui me monte à réduire et rendre opaque tout ce que je pense. L'obsession du rut m'envahit. Et je vois tes yeux qui la fouillent en moi. Tout est très calme et très réduit. Ce que tu présentes et que je tourne à ma façon. Une envie rauque de sodomie dans ta croupe un peu molle. Au bord de jouir, j'écarte ce peignoir et ton cul. D'un coup jusqu'aux entrailles je m'huile de ta cyprine. J'écrase ma bouche sur la tienne à la voracité de nos langues de tant de temps perdu. Je suce un peu ta langue et le goût doux de ton haleine. Je te lèche le visage et tu me cherches de tes mains. Tu lisses ton anus et prend mon gland congestionné pour le pauser à tromper doucement le sphincter. Ce que tu offres et tout s'enfile jusqu'à la racine des couilles. Tu rabaisses la tête dans les oreillers, relèves la croupe et écartes au plus large tes fesses contre lesquels je butte déjà trempé de chaleur et tremblement. J'ajuste mes mains aux hanches de ta peau d'or et désordre de tes cheveux luisant de noir. Tu me reçois. Je suis très vite au bord de tout. Quand ma verge sort et que ton anus baille encore et que j'y replonge. Attendre. Aller. Venir. Je pousse pour faire ce passage rouge, avec ma main qui te caresse maintenant par devant, là où tout s'irrigue d'un coup, que tu te tords, que les saccades de blanc se retirent au fond bientôt de ton boyau de douceur et de visque. Prendre soin de toi. Il va falloir entamer cette journée à l'abri de la palmeraie, de Jamaa El Fna, de la médina...

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commentaires

Anna Hyss 03/03/2014 17:14

Toc! Toc!
Cette suite à Marrakech était assez... luxe-calme-et-volupté.
Mais bon! Maintenant il faut ouvrir les volets d'une autre et y laisser entrer le printemps!
:)